Charleroi Le double nom à la naissance fait pschitt au Pays Noir, comme dans le reste du pays.


À Charleroi, la possibilité offerte aux parents de donner leurs deux noms de famille à leur enfant ne rencontre pas beaucoup plus de succès qu’ailleurs dans le reste du pays.

Depuis quatre ans, le législateur laisse en effet ce choix : s’ils le décident, le père et la mère peuvent accoler chacun leur patronyme, dans l’ordre qu’ils déterminent eux-mêmes, à leur bébé. Mais ils sont peu nombreux à le faire : depuis le 1er juin 2014 où cette disposition est entrée en vigueur, seul un enfant sur 20 en a bénéficié.

On se trouve à peu près à 5 % du total, un peu en dessous de la moyenne nationale où le taux atteint 6 %.

"C’est dans un contexte d’évolution des familles mais aussi d’égalité femme-homme que cette loi avait été votée", rappelle le conseiller PS Maxime Felon dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal de Charleroi. "De nombreux enfants voient aujourd’hui le jour hors mariage. Et il n’y a aucune raison valable de privilégier le nom du père plutôt que celui de la mère."

Dans la réponse que lui apporte l’échevine de l’État civil Anne-Marie Boeckaert (PS), il apparaît qu’en quatre ans, 929 parents ont eu recours à l’inscription d’un double nom à Charleroi. Au cours des quatre premiers mois de 2018, ce taux a légèrement augmenté : 98 enfants portent en effet le nom de leur père ainsi que celui de leur mère sur un total de 1.554 naissances, soit une proportion de près de 6,5 %.

Comme l’indique Anne-Marie Boeckaert (PS), les parents sont systématiquement informés du choix qui s’offre à eux.