Charleroi Pour raison de conflit d’intérêt et de désistement.

Trois des 51 élus du conseil communal n’ont pas été installés : ce sont leurs suppléants qui siégeront. Au PS, Eric Massin est empêché par ses nouvelles fonctions dans le gouvernement de la province de Hainaut, il est remplacé par Mama Wivine Mangunza Muzinga. Deux des élus PTB ont renoncé à leurs mandats : Luc Vandemeele veut se consacrer pleinement à la Province dont il a été élu conseiller, ce qui l’a d’ailleurs obligé à démissionner de son poste d’agent provincial.

Quant à Liza Lebrun, elle a passé la main pour raisons personnelles. Brahim Ziane et Maria Cazzetta, tous deux actifs dans le syndicalisme, ont donc été appelés à siéger. C’est une opposition nettement renforcée qui a fait son entrée pour 6 ans : constituée de 18 membres dont 9 du PTB, 6 du MR, 2 de DeFI et 1 du Parti Populaire (PP), elle fera face à une coalition de 33 élus.

"Nous ne confondrons pas opposition et obstruction", a annoncé Nicolas Tzanetatos pour le MR. "Par contre, nous serons attentifs au respect des lois et règlements en vigueur." Au PTB, le rôle des 9 élus n’a pas encore été clairement défini, selon Sofie Merckx. "Nous allons nous répartir les compétences pour augmenter notre efficacité politique. Chacun se concentrera en priorité sur les matières qu’il est amené à suivre dans les commissions où il aura été mandaté."

À ce stade, le parti ignore aussi de combien de représentants il disposera dans les intercommunales et à la Sambrienne.

Pour siéger à la Régie Communale Autonome, le PTB a désigné Germain Mugemangango qui en était observateur, ainsi que Thomas Lemaire, qui travaille au ministère des Finances.

Sofie Merckx poursuivra quant à elle sa mission à la RCA bis comme se dénomme l’agence communale de développement urbain. DeFI ne pratiquera pas la politique du consentement. Son chef de file Jean-Noël Gillard a donné le ton ce lundi. Il ne laissera rien passer lui non plus.