Charleroi La CSC Services publics va confronter ses exigences aux programmes des partis.

À Charleroi, la régionale CSC Services publics attend des réponses claires du monde politique sur les attentes de ses 8.000 membres.

"Notre régionale a établi un cahier de revendications intersectoriel, c’est une première à l’échelle du bassin de vie", rapporte la secrétaire régionale Mounia Benslama.

À la veille de la double échéance d’octobre 2018 et de juin 2019 pour les législatives, la centrale a prévu de confronter ses propositions aux intentions des partis et mouvements progressistes. "Nous avons en effet exclu le MR dont la politique est incompatible avec nos revendications." Le ton est donné.

Pour élaborer des propositions concrètes et cibler des priorités, la centrale a mené un long processus participatif, qui a impliqué des centaines de délégués. Leurs choix sont remontés en instance interprofessionnelle où le contenu du cahier a été arrêté. Partout en Europe, la fonction publique vit des moments difficiles : les réductions de dépenses publiques imposent des restructurations avec de la casse sociale.

Administrations, chemins de fer, pompiers, police, armée, transports en commun… "La qualité du service public est directement menacée ! Nombre de nos militants y voient le prix du renflouage des banques par l’État après la crise financière de 2008."

Le cahier de la CSC Services publics de Charleroi Sambre et Meuse se présentera sous la forme d’un document synthétique au format A5, traversé par cinq thématiques : statut du personnel, maintien d’une fonction publique forte, amélioration de la concertation sociale, bonne gouvernance et adéquation de l’offre aux besoins des citoyens.

Le cahier sera adressé aux candidats à partir de la mi septembre. En prélude à un débat avec les têtes de liste de Charleroi prévu le 5 octobre.

Concrètement, les revendications portent sur des points précis, et concrets. Exemple : le nombre insuffisant de nominations à Charleroi et son impact sur les finances communales avec l’application des cotisations de responsabilisation. La secrétaire déplore aussi que des conventions approuvées par les villes et communes ne soient pas mises en application. Et qu’il n’existe pas de sanction pour les y contraindre."

Idem pour le respect de certaines obligations légales, comme la désignation d’un directeur général en titre ce qui n’est toujours pas le cas. "Au mépris du code de la démocratie locale." Ambiance.