Charleroi Une épidémie a contraint la Ville à suspendre la distribution des poules.

Cocott’carolo, ça vous dit quelque chose ? C’est le nom d’une expérience pilote dont le conseil communal de Charleroi avait approuvé le règlement au mois de mars dernier. Il s’agissait en effet d’offrir deux poules aux ménages souhaitant réduire leur production de déchets organiques, et disposant d’un espace adapté pour accueillir les animaux.

Parce que les résidus de cuisine constituent une part importante des poubelles domestiques (restes de repas, épluchures, légumes non utilisés), l’idée était d’employer ces déchets pour nourrir les gallinacés.

Dans ce cadre, un marché public avait été lancé pour l’achat de 300 à 500 animaux, de quoi satisfaire de 150 à 250 ménages.

L’opération a rencontré un succès auprès des citoyens, selon l’échevin de l’Environnement et du Bien-être animal Cyprien Devilers (MR) qui en a porté le projet. Dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal, il indique en réponse à la conseillère Véronique Salvi (CDH) que 96 demandes ont été validées, pour un total de 192 poules.

Si leur distribution a été organisée en mai aux serres de Ransart, un nouvel appel à candidatures avait été lancé et expirait le 27 juin. "Il ne nous a pas été possible d’y donner suite en raison d’une épidémie de pseudo peste aviaire, la maladie de Newcastle. L’Agence fédérale pour la sécurité alimentaire a en effet interdit l’échange et la vente de volaille vivante pour une durée d’un mois, jusqu’à la fin juillet. Cette mesure d’urgence nous a contraints à postposer la remise des animaux. Nous devions en offrir une soixantaine. Un troisième appel à candidatures vient d’être lancé aux familles qui souhaitent participer."

Il faut savoir qu’une poule peut consommer 150 kilos de déchets alimentaires par an. Une économie d’autant plus intéressante qu’en échange, l’animal produit des œufs frais.