Charleroi

Franco D., un habitant de Ransart, a écopé de 5 ans de prison avec sursis devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Il a été reconnu coupable des quatre incendies criminels qui s'étaient déclarés dans sa cité. 

Il semble que l'intéressé voulait rester seul dans son "coron". Le 20 mai 2012, durant la nuit, le prévenu appelait les pompiers pour signaler un incendie dans un bâtiment inoccupé de l'avenue Jean Volders à Ransart. Un an plus tard, le feu était à nouveau bouté à ce même immeuble. En avril 2014, un nouvel incendie criminel touchait la porte coupe-feu de la servitude avant qu'un nouveau brasier n'enflamme l'arrière de l'édifice en juin de la même année.

Durant ces deux années, un climat de suspicion planait dans cette cité, d'autant que certains recevaient des messages de menaces. Les soupçons ont fini par se porter sur Franco D., en 2014. Lorsque les enquêteurs ont perquisitionné son domicile, le suspect a jeté son GSM dans la gouttière.

Selon le parquet, Franco D. était bien le pyromane qui a semé la terreur dans cette cité ransartoise. "Il voulait rester seul dans son coron et a tenté de dégoûter ses voisins par la manière forte", a déclaré le ministère public tout en réclamant une peine de 6 ans de prison.

Me Donatangelo, conseil de Franco, avait pour sa part plaidé l'acquittement au bénéfice du doute. Selon l'avocat, son client a dû être relogé après chaque incendie. Il en a donc été victime lui aussi. Et s'il s'est débarrassé de son GSM, c'est parce qu'il contenait des photos compromettantes de ses ébats sexuels adultérins.

Le tribunal n'a finalement pas suivi la défense et a condamné Franco D. à 5 ans de prison, avec un sursis vu l'ancienneté des faits.