Charleroi

Le photographe privilégie les relations humaines et sincérité.


Daniel Bastin est une figure bien connue des courcellois. Voilà plus de 35 ans que l’homme âgé de 63 ans suspend le temps en réalisant des photographies de la vie de tous les jours ou de modèles dans et hors de son studio. Passionné de photo depuis maintenant 50 ans, il ne peut se passer de voir les gens, les paysages et les objets dans des cadres.

Dans son studio à Souvret, il met un point d’honneur à réaliser des portraits remplis d’humanité et de sincérité.

Il n’a jamais vraiment quitté les bancs de l’école de par son activité de photographe scolaire. Il garde, tout comme ses petits modèles, un regard curieux sur ce qui l’entoure.

Daniel a, pour la deuxième fois, été contacté par La liste du Bourgmestre de Caroline Taquin pour réaliser les portraits de l’ensemble des candidats de la liste d’ouverture. Il assume pleinement son choix car, pour lui, c’est avant tout une passion et il avoue aussi que c’est son “gagne-pain”. Maintenant que les candidats courcellois ont commencé leur campagne d’affichage, chacun peu se rendre compte de son travail.

Accompagné de son opératrice photo, Amandine Lison, il a donné rendez-vous l’espace d’un week-end aux candidats pour se faire tirer le portrait.

Le photographe qui aime capter les regards et leur sensibilité a fait défiler un à un ceux qui auront leur tête placardée sur les murs de la ville et les fenêtres des particuliers.

Pour l’équipe courcelloise, pas de charte à proprement parler mais un style pour tous. Chacun était vêtu de blanc et le fond pareil pour tous. Bien sûr il a fait payer ses services puisqu’il s’agit de son boulot même s'il n'a jamais le sentiment de travailler. Le photographe n’est pas attaché à un parti puisqu’il a aussi réalisé les photos du Cdh aux dernières élections et de certains écolos pour les élections de 2018.

À la question de savoir comment réaliser une belle photo, Daniel Bastin répond avec humour : “on n’achète une photo que si elle plaît ! Je passe beaucoup de temps dans ma mise en place avant que la personne n'arrive. Elle se sent plus à l'aise si je ne fais que lui parler. Si je commence à tout installer en sa présence ça crée une distance. Même s'il faut des connaissances techniques l'empathie est primordiale dans mon travail." 

Il confie aussi que les photos des dames de la liste, plus coquettes sans doute que les messieurs, ont été juste un peu retouchées. “Pas énormément, le but c’est quand même de les reconnaître dans la rue.”