Charleroi

Désolante découverte ce vendredi matin sur les affiches d'Ecolo Courcelles.


“Con, trop grosse, dehors, baisable il y a 20 ans, OQT (NdlR Ordre de quitter le Territoire), croix gammées.” Voilà ce qu’ont pu découvrir ce matin les habitants de la rue Sart- lez-Moulins à Courcelles.

Les panneaux électoraux d’Ecolo ont été la cible de messages haineux et de dégradations dans la nuit de jeudi à vendredi.

La section locale des écologistes est véritablement outrée et choquée par cet acte innommable. Elle représente une grave attaque aux valeurs démocratiques que le parti des Verts défend bec et ongle.

“En postant les photos de ces dégradations et insultes nous avons voulu montrer à quel point cela dépasse l’entendement. Nous sommes choqués d’une telle attitude à notre égard. Oui nous sommes en campagne mais nous pensons qu’à Courcelles elle se déroule dans le plus grand respect des uns et des autres, Nous allons nous réunir pour savoir si nous allons porter plainte. Ces actes sont très graves et méritent d’être portés en justice. Nous savons qu’il y a peu de chance de trouver le ou les coupables mais la loi est là,” déclarent de concert les échevins Ecolo Christophe Clersy et Tim Kairet.

“Si quelqu’un n’est pas d’accord avec nos idées, il y a le débat citoyen pour exposer son point de vue, je comprends qu’on ne peut pas être d’accord sur tout et que chacun est en droit de défendre ses opinions. Si c’est de l’intimidation cela ne nous découragera en rien !

Jusque-là tout se passe bien. La campagne est sereine et respectueuse, il n’y a pas de surcollage et quand les équipes se croisent sur le terrain elles se saluent et se souhaitent bonne chance,” ajoute Tim Kairet.

Hier soir, au home Spartacus Huart, avait lieu un débat public. Le MR, le Cdh, le PS et Ecolo répondaient aux citoyens sur le devenir de Courcelles et de ses villages. L’ambiance y était bonne enfant et les traits d’humour nombreux. Jamais, un des débatteurs n’a été pris à parti par l’assistance ni par le représentant d’une autre formation politique.

“Nous sommes à Courcelles depuis 1994 et nous espérons que cela restera un acte isolé” conclut Christophe Clersy.

Laurence Meir de l'opposition PS condamne également les faits sur les réseaux sociaux.