Charleroi

La Ville va dès octobre prendre le contrôle sur la prolifération des pigeons à des endroits bien identifiés de la ville. 

Les autorités soucieuses du bien-être animal ont bénéficié des conseils de l’association de défenses des animaux Gaia.

Trois choix s’offraient : attraper les pigeons avec un filet et les tuer dans une machine leur coupant la tête. Cette solution extrême n’a pas séduit… Une autre solution, également écartée, consistait à faire venir un rapace qui tuerait les pigeons. La troisième a semblé plus judicieuse : introduire sur le territoire un pigeonnier contraceptif. Cela consiste à créer un lieu d’accueil pour les volatiles indésirés. Une fois les œufs pondus, ils seraient remplacés par des leurres que les pigeons continueront à couver.

L’espace où placer ce pigeonnier a été mûrement réfléchi. La place Roosevelt faisait partie des propositions mais les risques de dégradations étaient trop grands. Hugues Neirynck, échevin du bien-être animal de Courcelles et ses collègues du conseil communal, ont eu l’idée de créer un projet social avec le centre culturel La Posterie : des stagiaires en réinsertion se chargent de l’entretien du pigeonnier et la Ville de son achat, pour un montant de 16.000 euros. D’après l’échevin, "il s’agit certes d’un montant qui peut sembler élevé mais les dégradations commises entraînent des nuisances sur le long terme".

Courcelles est déjà bien active dans le domaine bien-être animal : la commune a réalisé une campagne pour la stérilisation des chats errants grâce à un partenariat avec des vétérinaires de l’entité. Sur le territoire courcellois, il a été pris la décision, avant que les différentes instances publiques de Wallonie ne le fassent, d’interdire les manèges de foire avec des chevaux ou encore les lots comme les poissons rouges et autres petits rongeurs. La commune a créé une cellule du bien-être animal avec un numéro direct pour témoigner et rendre compte des cas de maltraitances animales. Les agents constatateurs, les gardiens de la paix et quatre policiers ont été spécialement formés pour déceler et constater des cas de maltraitance, avec des amendes pouvant monter jusqu’à 350 euros. Avec la collaboration de l’ASBL Entraide (colis alimentaires), il sera possible de fournir aussi des vivres pour les animaux des démunis.

Avec toutes les actions de Courcelles, il est possible que le prochain classement de GAIA place la ville dans le top trois des villes belges ayant le meilleur bien-être animal.