Charleroi

Dans l’introduction de son livre Je suis transsexuelle et j’en fais pas une maladie qui vient de paraître aux éditions du CEP, Philippine Dhanis raconte l’histoire de sa métamorphose

"Être gay, lesbienne, bi, transsexuel (le) ou naître sans qu’aucun sexe ne soit déterminé n’est pas un choix mais un fait. La dysphorie du genre comme on appelle la transsexualité dans le langage psychiatrique n’est aucunement une pathologie mentale à traiter, c’est une simple ‘malformation’ à la naissance que la transition d’un sexe vers l’autre répare."

Dans l’introduction de son livre Je suis transsexuelle et j’en fais pas une maladie qui vient de paraître aux éditions du CEP, Philippine Dhanis raconte l’histoire de sa métamorphose : "un voyage pour devenir entièrement moi-même", écrit l’auteure qui a été l’une des premières à obtenir son changement d’identité et de genre sur base de la loi entrée en vigueur en janvier de cette année, et votée en 2017. Pendant 49 ans, c’est un corps d’homme qu’a habité cette femme, père de trois enfants. Avant d’entreprendre un traitement hormonal le 8 mars 2016, journée mondiale du droit des femmes, qui a précédé son "coming out" familial.

Jour après jour, émotion après émotion, rencontre après rencontre, Philippine se dévoile, livre ses peines et ouvre son cœur. Son récit est poignant, sans pathos. Une citation d’Albert Camus résume le fond de sa pensée. "Être différent n’est ni une bonne ni une mauvaise chose ; cela signifie simplement que vous êtes suffisamment courageux pour être vous-même."

Au fil de 250 pages, on accompagne l’auteure pas à pas dans son journal intime. Un livre audacieux et épris de liberté, d’espoir et d’amour, conçu comme un carnet de route : quinze mois de transition, de passions, de coups de déprime, un peu à l’image de la vie. Collaboratrice parlementaire d’un député fédéral MR, Philippine aborde aussi la manière dont la politique l’a aidée à cheminer vers ce destin peu commun.

En librairie au prix de 18 euros.