Charleroi Dans les mois à venir, certaines rues vont changer de couleur de zone, et d’autres deviendront payantes.


De rues qui changent de statut (NdlR : de zone orange à zone rouge, de zone verte à zone orange, etc.), des extensions de stationnement payant dans les quartiers soumis aux effets de bord (avec un déplacement des véhicules ventouse) : le plan de parking de Charleroi évolue pour remplir ses objectifs. C’est-à-dire, non pas rapporter un maximum d’argent à la Ville, mais, selon le bourgmestre, améliorer la rotation des voitures pour que les riverains puissent trouver à se garer facilement près de chez eux et que les commerçants disposent d’un peu de capacité pour accueillir leurs clients.

Interrogé par Sofie Merckx (PTB) au conseil communal, Paul Magnette (PS) a indiqué que le dispositif tenait jusqu’ici ses promesses, même s’il fallait l’adapter en permanence. Depuis la mise en application du plan, le taux d’occupation des places en voirie est passé de 110 % à une moyenne de 85 à 90 %. "Avant, il y avait plus d’usagers que d’emplacements", selon lui. "Des gens se garaient là où c’est interdit : coins de carrefour, traversées piétonnes, etc. Nous en sommes revenus aux objectifs fixés par les études de mobilité : en dessous de 85 %, il y a trop de places, c’est un signe de manque de vitalité. Au-dessus de 90 %, on en trouve moins d’une sur dix de disponible et ça commence à poser des problèmes aux riverains et commerçants du quartier. Il faut donc arriver à se placer entre les deux : c’est ce que visent nos changements."

Quand des problèmes apparaissent, la Ville s’efforce de les régler : des riverains se sont plaints de se voir infliger des redevances après l’expiration de leur abonnement d’une durée d’un an. Ils n’avaient pas été prévenus. Pour leur éviter ces désagréments, la Ville a demandé à la Régie communale autonome qui contrôle le parking payant de les inviter à venir renouveler leur carte de stationnement. Pas question d’en prolonger la validité de manière automatique, comme le réclamait le PTB. La Ville estime en effet que le nombre élevé de déménagements ne le permet pas. Par contre, un délai de tolérance d’un mois sera laissé à chacun pour se remettre en ordre, période durant laquelle les redevances forfaitaires pourront être annulées.

Quant au coût des abonnements travailleurs, le bourgmestre a indiqué que la réduction de 60 % accordée jusqu’en 2019 pourrait être prolongée. "Si la pression du stationnement n’augmente pas, ce sera le cas", a-t-il conclu.

Davantage de contrôles en dehors de l’intra-ring

Il n’y a pas que dans l’intra-ring que la Ville veut réguler le parking. Certains quartiers de la périphérie sont soumis à de fortes pressions, comme notamment autour des hôpitaux où les riverains se plaignent de ne plus trouver d’emplacement près de leurs domiciles.

Si l’intention est de trouver une solution, les choses n’avancent objectivement pas : le constat était effectué voici un an déjà et sur le terrain, la situation n’a pas évolué. Seule précision dans ce dossier : il n’est pas question d’y créer de nouvelles zones payantes à 8 euros par jour comme une rumeur le laisse entendre.

Des zones bleues pourraient-elles y apparaître ? Pour rappel, ces zones limitent à deux heures la durée du stationnement gratuit. Pour en bénéficier, il faut placer un disque correctement réglé derrière son pare-brise.

Dans une réponse à la question écrite du conseiller Mohamed Kadim (CDH), le bourgmestre indique que la police se trouve dans l’incapacité de fournir un inventaire précis de ces zones. Elles échappent de ce fait aux contrôles.

Pour remettre de l’ordre, il est prévu que la Régie communale autonome en reprenne la gestion, ce que permet la dépénalisation de ce type d’infraction.

Après l’extension des zones blanches (parking gratuit pendant 4 heures), notamment dans le quartier de Marcinelle Villette derrière la gare du Sud, un cadastre des zones bleues sera effectué. "Nous en évaluerons la pertinence et les mesures de contrôle", annonce Magnette. Le règlement redevance y sera d’application.