Charleroi On a posé toutes nos questions à Jean-Noël Gillard, tête de liste Défi.


En 2012, votre ancêtre, le FDF, a fait 1.800 voix mais qui étaient réparties, 200 par candidat environ. Ça n’a pas permis de décrocher un siège au conseil. Ça va changer avec Défi ?

"L’objectif est de peser dans le débat public, représenter une alternative aux partis traditionnels. Être une force de renouveau. On est un nouveau parti, il faut être humble, mais on vise tout de même plusieurs élus. Et pour la lecture nationale et les régionales de 2019, il faut aussi une représentation de Défi Charleroi au Parlement wallon, pour pouvoir défendre la région à d’autres niveaux de pouvoirs. Parce que Charleroi, c’est aussi les communes limitrophes et la région, en tant que force positive, on ne peut pas se réduire aux constats. On doit proposer des choses. Et ceux qui par dépit vont vers des offres politiques médiocres, ceux qui hésitent, ceux qui sont déçus… on les invite à considérer Défi."

Vous voyez des alliances possibles pour la commune ?

"On apparaît comme une force nouvelle, mais il faut rester humble. On prendra la responsabilité de notre engagement quoi qu’il arrive après les élections, mais il faut aussi le temps de s’implanter. Cela dit, le projet du PTB est aux antipodes de ce que Défi propose pour les classes moyennes."

L’aura d’Olivier Maingain se fait jusque Charleroi ?

"On est sur le terrain depuis un an et demi, parce qu’on ne voulait pas arriver sans préparation. Et oui, quand on parle d’Olivier Maingain, le franc tombe directement chez les gens. On joue sur son aura, clairement. Il est venu nous soutenir plusieurs fois d’ailleurs, sur les marchés quand on sort nos vareuses roses, ou dans notre consultation citoyenne au Quai 10."

Le nom Gillard est tout de même inconnu du grand public.

"Oui, on essaye de se faire connaître. On commence toujours petit dans la vie, mais je pense avoir ce qu’il faut pour être un bon conseiller communal. J’ai commencé à interpeller le conseil communal en janvier 2017, j’ai bossé sur des dossiers. Malgré que je ne sois pas connu ni élu, j’ai essayé de porter Défi en faisant un travail de fond."