Charleroi La Ville vient de répondre à l’appel à projets de la ministre Simonis.


Dans le réseau scolaire communal de Charleroi, l’expérience de la gratuité sera étendue aux repas complets de midi dès la rentrée prochaine.

Comme l’indique l’échevine de l’Enseignement Julie Patte (PS), la Ville a répondu à un appel à projets lancé par la ministre de l’Égalité des chances Isabelle Simonis (PS) en Fédération Wallonie Bruxelles : "Nous avons élaboré une liste de 25 écoles en encadrement différencié susceptibles de participer à l’opération. Des critères d’équilibre géographique et d’indice socio-économique nous ont guidés dans la sélection : quatre implantations maternelles (dont une plus petite) pourraient être équipées dès le 1er septembre."

Pour anticiper le projet, les parents ont été sondés afin de voir combien seraient prêts à laisser leurs enfants manger complet à la cantine. La fréquentation pourrait décupler dans certaines écoles. Celles en encadrement différencié (qui représentent 80 % du total) dressent de cinq à dix fois moins de couverts de midi que les autres. La volonté est de les voir revenir au même niveau.

Comme l’observe l’échevine, la prise en charge des repas à raison de 3 euros par élève ne couvre que partiellement le coût de l’opération. La Ville doit en effet intervenir dans l’achat d’équipements de cuisine adaptés, pour conserver au froid les préparations et les réchauffer rapidement lors du service de midi, il faut aussi renforcer les équipes d’accueillantes temps libre.

Le cabinet de l’échevine de l’Enseignement a chiffré les besoins : la part communale serait de près de 17.000 euros par an sur la base de la présence de trente enfants chaque jour, pour un peu plus de 16.000 financés par la Fédération. "Actuellement, nous intervenons déjà partiellement dans le coût des cantines puisque, en dehors de la quote-part de 3,20 euros demandée aux parents, notre commune participe à hauteur d’1,50 euro pour chaque menu servi. L’appel à projets de la Fédération est soumis au respect de critères de qualité, de diversité, d’éducation au goût, d’hygiène et de sécurité alimentaire. Nous serons fixés dans trois semaines sur le nombre d’écoles retenues pour le projet."

Au-delà des quatre premières que la Ville a les moyens d’équiper pour la rentrée, les autres pourraient offrir la gratuité dans le courant de l’année scolaire. C’est dans trois semaines que la ministre fera part de son choix des écoles participantes. À suivre.