Charleroi

La SPA de Charleroi et d’autres refuges partent en guerre contre l’administration.


Les associations luttant pour la sauvegarde de nos amis à quatre pattes montrent les crocs ! Ce mardi, une dizaine de refuges, dont la SPA de Charleroi, se sont mobilisés pour entrer en guerre contre l’administration wallonne du "bien-être animal". Le motif ? Une récente décision prise par l’UBEAW de récupérer des animaux placés dans divers refuges pour les confier à un marchand de bestiaux.

"En mars dernier, nous avons été requis avec d’autres associations pour la saisie de 80 animaux mal en point dans une exploitation de Saint-Denis (près de Mons), explique Willy Bourmorck, président de la SPA de Charleroi. Nous nous sommes déplacés avec 6 hommes et deux camions pour prendre en charge 18 ovins qui pataugeaient dans la fange au milieu des cadavres de leurs congénères. Nous avons remis ces animaux sur pied et, aujourd’hui, sur base d’une décision unilatérale, le Bien-être animal veut récupérer quatre moutons pour les confier à un marchand de bestiaux qui les enverra à l’abattoir ou les utilisera pour la reproduction. C’est tout bonnement scandaleux !"

Le refuge carolo s’associe donc à la SPA de Liège, de La Louvière et à l’asbl Animaux en Péril (entre autres) pour secouer le cocotier et attirer l’attention du Ministre wallon Carlo Di Antonio sur les errements de l’UBEAW. "Cela fait un moment que les relations sont tendues avec le bien-être animal, poursuit Willy Bourmorck. Non seulement, les services mettent parfois plusieurs mois à répondre à nos sollicitations, pendant que des animaux sont en train de crever, mais nous sommes visiblement blacklistés puisqu’il arrive que l’on fasse appel à d’autres refuges plus éloignés pour prendre en charge des animaux."

Bref, les associations désavouent l’UBEAW et la médiatisation de leur coup de gueule a attiré l’attention de Carlo Di Antonio. Une rencontre est prévue ce mercredi.