Charleroi "Je vole pour me nourrir", avait déclaré le prévenu au tribunal.


Tarek fait feu de tout bois : quand il aperçoit un sac à main sans surveillance à la gare de Charleroi, il s’en empare. Quand il voit des ordinateurs à la vitrine d’une agence intérim du boulevard Tirou, il brise celle-ci avec son parapluie. Et lorsqu’il se rend à l’Inno, c’est pour disparaître dans les cabines d’essayage avec une veste McGregor et enlever l’antivol.

Un couple d’Anglais qui se sustentait en attendant le train à la gare de Charleroi a eu la malchance de tomber sur ce Tunisien en séjour illégal qui s’est emparé du sac à main que la dame avait caché sous son siège. Le tout sous les caméras de surveillance qui ont enregistré la scène.

L’individu sévit aussi dans les magasins où il chaparde tantôt des bouteilles de whisky, tantôt de la Chimay, un pot de sauce ou de la viande.

"Je vole pour me nourrir", s’est-il défendu devant le tribunal correctionnel où il répondait de 9 préventions. "Je ne me souviens pas de tout. Parfois, je suis saoul et j’ai aussi des problèmes psychiatriques."

Mais le ministère public a brandi l’expertise psychiatrique de Tarek qui démontre qu’il est parfaitement maître de ses actes. "Il a été présenté deux fois au parquet qui l’a relaxé. Et à chaque fois, il a recommencé dans les jours qui ont suivi. Il ne fait que voler", a tonné la substitute Van Hollebeke en requérant 2 ans de prison ferme.

Une peine qui a finalement été accordée par le tribunal.