Charleroi Le match Belgique-Panama s’est mal terminé pour Pascal et Marie.


Alors que les Diables rouges entamaient leur campagne historique en Russie contre le Panama, Pascal, lui, les supportait depuis son divan, en éclusant les canettes de Carapils.

En probation suite à une récente condamnation, le Châteletain aurait dû s’abstenir de consommer de l’alcool, ce que sa compagne Marie lui a fait remarquer. Tandis que Lukaku empilait les buts, le ton est monté et Pascal a vu rouge lorsque Marie s’est emparée des dernières bières pour les vider dans l’évier. "J’avais préparé des pizzas au thon mais ce n’était pas bon. Je n’ai bu qu’une bière et demi mais elle s’est emportée. Quand elle a commencé à les vider, je lui ai dit qu’elle en avait oublié une et j’ai lancé cette canette dans sa direction. Je ne voulais pas la toucher, mais elle a refermé la porte du frigo à ce moment-là et elle a pris la bière dans l’œil", gémit Pascal, devant le tribunal correctionnel de Charleroi où il comparaît détenu.

Selon Me Ureel , qui défendait les intérêts de Marie, le lancer s’est effectué "à bout portant", comme un joueur de base-ball. "Et avec le poids d’une canette pleine, ça fait des dégâts", a ajouté l’avocat qui précise que la victime, hurlant de douleur, s’est jetée sur Pascal pour qu’il se calme. "Elle a déposé plainte immédiatement après les faits. C’est la fin d’un long parcours de harcèlement, de coups, de menaces et de séquestration", a conclu Me Ureel qui réclame un dommage de 6.000 euros.

Du côté du parquet, le substitut Bouilliez est également convaincu que le lancer de canette était bien destiné à blesser la victime. "Ce que je constate, c’est qu’il a déjà été condamné pour des coups sur deux compagnes et que, parmi les conditions qu’il devait respecter, il y avait l’abstinence en matière d’alcool. Or, il a réussi à berner l’assistant de Justice puisqu’il consomme régulièrement et s’arrange pour arrêter quelques jours avec les prises de sang." Au terme de son réquisitoire, le Ministère public a requis une peine de 12 mois de prison ferme, mais n’a pas demandé la confiscation de "l’arme du crime."

Me Lepied , qui défendait Pascal, a pour sa part sollicité un sursis probatoire afin que son client soigne son problème d’alcool. "Et de toute façon, je veux qu’on nous interdise de se voir. Je l’aime mais quand on se fréquente, ça finit toujours mal", a conclu le lanceur de canette.

Jugement le 30 juillet.