Charleroi

Fronde du secteur associatif contre la dissolution de la MPA.


BPS 22, Funoc, Espace Environnement, Cenforsoc, Avanti, Marchienne Babel, Rockerill, centre d'accueil et d'hébergement de femmes en difficultés le 26: ce sont quelques unes des 50 asbl signataires d'une lettre ouverte au bourgmestre de Charleroi pour s'opposer au projet de dissolution de la Maison Pour Associations (MPA). 

Il est question en effet d'en refondre les structures au sein d'une nouvelle entité dénommée "Charleroi Participation". 

Le collège communal s'est prononcé en ce sens, sans concertation avec le secteur. Les signataires se disent déterminés: l'outil doit être maintenu dans sa forme actuelle, avec son offre et ses services. Le diluer ne fera que l'affaiblir. Et l'élargissement de ses missions porte atteinte à sa crédibilité et à son rôle d'interface avec les autorités publiques. 

Dans ce cadre, les opposants menacent de ne pas soutenir la dissolution en assemblée générale. "Seule l'AG des membres est en mesure de mettre fin à la MPA", rappellent Isabelle Heine d'Avanti, Anne-Marie Faticati de Marchienne Babel et Luc Mertens du 26. "Si le bourgmestre nous a confirmé que le personnel de la MPA ne perdrait pas son emploi, nous sommes inquiets quant à la qualité de ce qui sera proposé aux travailleurs, c'est à dire des reclassements à la ville ou au sein de structures paracommunales." 

Pour les acteurs associatifs, il faut revenir en arrière: "nous nous refusons à acter la dissolution de la MPA." 

Mais à partir du moment où la ville tient les cordons de la bourse, la marge de négociation est restreinte, pour ne pas dire nulle. Bras de fer en perspective...