Charleroi

A la rue Albert 1er, la guerre des tranchées tourne à l'avantage de la France

Enfin le grand soir avec au bout une très inattendue défaite ! Depuis l’annonce de l’affiche de la demi-finale Belgique France, la petite ville d’Erquelinnes ne vit plus qu’au rythme de ce que les habitants appellent “la vraie finale !”

L’affrontement a ceci de particulier que la rue Albert 1er traverse les deux pays. Ce soir la rue portait bien son nom. En effet, il s’agissait d’une rencontre royale aux accents de guerre des tranchées.

Chacun de son côté retenait son souffle jusqu’au terme des 90 minutes fatidiques. Les citoyens et les officiels ont pu pousser un ouf de soulagement et d’énormes cris de joie pour le français. Les autorités françaises prenaient la rencontre à leur compte en offrant l’asile aux spectateurs belges de l’autre bout de la rue. Tout se passerait chez eux.

Les belges, fair play, avaient répondu favorablement avant de s’éclipser à la mi-temps dans leurs propres installations auprès de leurs compatriotes déchaînés à se casser la voix. Aux termes des premières 45 minutes, le score de 0-0 présageait encore tous les espoirs pour les Diables rouges de Martinez.

Dans les bâtiments de la Gare de numérique de Jeumont, l’ancien coach de Benjamin Pavard était venu apporter tout son soutien à la région. Plus de 400 Français s’étaient tous unis autour d’une équipe qui dès le début laissait prévoir une victoire finale.

À la reprise de la seconde période et sur un score vierge, tous les espoirs étaient encore permis.

En Belgique, les supporters réunis dans la salle des Sports d’Erquelinnes les supporters moins nombreux encourageaient malgré tout leur équipe nationale.

Le sort paraissait plié pour les supporters qui se recroquevillaient. Les espoirs s’amenuisaient malgré une dernière commande de bières au bar. On entend quand même les klaxons dans les rues de la commune… mais hélas ceux des Français du bout de la rue Albert 1er.