Charleroi À quelques heures du match, Fabrice le vendeur de t-shirts, est encore sur le pont


Sur les marchés de la région l’étal de Fabrice Langlart, maraîcher depuis 25 ans, reste fourni en articles de foot.

Même si au fur et à mesure de l’avancement du tournoi, les articles se font plus rares. Il continue à fournir ses clients.

Il reconnaît que la ferveur est toujours à son comble même s’il un peu moins d’articles comme les maillots de l’équipe nationale.

Comme l’équipe nationale belge est déjà bien installée dans le Mondial, beaucoup possèdent leur équipement de base composé en majorité d’une écharpe et d’un maillot.

Si chacun peut trouver son bonheur en articles de foot, il doit avouer que pas mal de tailles manquent sur son étalage. Même les fournisseurs ne le fournissent plus aussi rapidement. À l’aube du match contre nos voisins français, les fournisseurs s’engagent dans un pari de taille. Faut-il encore livrer les maillots ? Et si la Belgique perdait, que faire des T-shirts qui lui resteraient peut-être sur les bras ?

Un enjeu financier aussi peu prévisible que l’issue du match de ce soir.

Si Fabrice a "vendu pas mal", il doit admettre que les meilleurs acheteurs sont les Italiens. Absents du tournoi mondial, il n’a pu compter que sur les autres pays.

Certains articles n’ont pas eu le succès escompté comme les casquettes du Brésil.

En termes de chiffre d’affaires, le commerçant ambulant n’a pas perdu ses culottes. En 1 mois, il a fait un chiffre d’affaires équivalent à six mois en d’autres temps. Ces ventes auraient encore pu être meilleures si les grandes surfaces n’avaient pas offert des articles à tout va.

Même la veille du match, les articles se vendent malgré tout très bien, Un couple de passants lui a acheté des bracelets de la… France pour leurs petits-enfants. Monsieur Ciapellonni précise que s’il habite en Belgique, il gardera son côté français. Il se souvient avec une certaine nostalgie l’époque où il jouait à Mariembourg avec son ami et défenseur Éric Somme.

Ce mardi, Fabrice sera encore sur le marché de Châtelet et près de son téléphone pour recommander, il l’espère, des maillots des Diables.