Charleroi

Il souffre de bipolarité, mais il se soigne.

Quand on n’est pas content de son avocat, on en change et on fait transférer le dossier. En décembre 2016, Pascal avait trouvé une autre manière de s’en sortir, en allant s’expliquer avec Me Francis Smessaert, son avocat de Froidchapelle, parce qu’il n’était pas satisfait de ses services et des frais d’huissier qu’il venait de recevoir. On avait peu discuté : Pascal avait tapé sur le bureau, avant de taper sur l’avocat, et de passer sa colère sur le mobilier. Tout cela, en présence d’une avocate stagiaire et enceinte, qui a dû mal prendre ce début de carrière, et de la secrétaire de la victime. A l’audience, Pascal n’a guère semblé afficher de remords, entre ses déclarations d’alors, qu’il maintenait, et celles d’aujourd’hui, plus lénifiantes. C’est que Pascal n’est pas un débutant. L’année d’avant, il ne voulait pas qu’un automobiliste le dépasse. Il l’en avait empêché, jusqu’à ce que son "adversaire" y parvienne. Là, il l’avait bloqué, avant de lui allonger un coup de poing au visage et quelques coups de pied, ce qui lui vaut une "entrave méchante à la circulation". "On a un peu discuté", a grommelé Pascal devant le tribunal, avant de se dire d’accord avec ses aveux d’alors, : "Je l’ai dit dans le délire", a-t-il expliqué.

Me Yves Demanet, partie civile, a dit sa tristesse de voir frapper ceux qui, comme Me Smessaert, sont des victimes alors qu’ils viennent en aide aux autres. La substitute Dutrifoy a rappelé que Pascal avait été condamné à trente mois de prison avec sursis, dans l’intervalle, en demandant une peine complémentaire. A la défense, Me Aline Fery a évoqué les mauvais côtés de son client, bipolaire mais qui se soigne depuis lors. Il paraît qu’il va mieux, et une peine assortie de probation l’aiderait à poursuivre son traitement.

Date relais le 4 janvier, avant le jugement.