Charleroi Ses ennemis politiques sont issus de sa section PS de Marcinelle.


En période électorale, les coups les plus durs viennent souvent de l’intérieur : au PS, le conseiller sortant Gaëtan Bangisa en fait la douloureuse expérience dans son fief de campagne où il ne compte pas que des amis.

C’est même peu de le dire au terme de l’embuscade dans laquelle il est tombé lors du poll de Marcinelle. Alors que le départ de l’ancien leader Bernard Van Dyck semblait lui promettre une place en vue sur la liste communale, il a manqué de peu l’éjection : battu par la fille de son président de section qui le déteste, le candidat s’est aussi fait doubler par Yves Simons. Il ne s’en est fallu que de trois voix pour qu’il sauve sa tête, le produit d’un jeu d’influence malsain en interne.

En 45e position, il se sent prêt pour le combat. Les combats, il connaît, c’est l’histoire de son parcours. Et il s’y est déjà mentalement préparé, sachant que rien ne lui serait épargné, ce qui se confirme chaque jour.

Sur plusieurs panneaux électoraux du PS, ses affiches ont ainsi été taguées ou arrachées, alors que celles de ses colistiers sont restées bien en place. Il suffit de se demander à qui profite le crime pour comprendre qu’il porte la signature de "camarades" qui ne lui veulent pas que du bien.

C’est sous cette mandature que les relations se sont envenimées au sein de son USC, tant avec Van Dyck qu’avec Jean-Pol Monard, à la tête de l’appareil PS marcinellois. "J’ai été pris en grippe, constate-t-il. Mais plus je prends des coups, plus ça me donne de l’énergie pour me battre…"

En 2012, il avait obtenu le 14e score de la liste communale avec 1.027 voix de préférence. Ce qui le rend confiant pour le scrutin d’octobre. "Durant la mandature, je n’ai pas démérité, au contraire." C’est lui que Paul Magnette choisit pour prendre sa succession à la présidence du conseil, un rôle écourté à une unique prestation par le changement de majorité régionale et le retour du bourgmestre à temps plein.

Saboté par les siens, Bangisa n’en garde pas moins le sourire et, insiste-t-il, marche la tête haute. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde à Marcinelle où certains de ses amis politiques ont connu de sérieux revers judiciaires.