Charleroi

Les cinq casseurs qui avaient été privés de liberté à Charleroi après les échauffourées survenues le dernier week-end, ont vu vendredi leur mandat d’arrêt confirmé pour un mois par la Chambre d conseil de Charleroi.


Le dernier week-end, mettant à profit des manifestations organisées par les « gilets jaunes » pour protester contre les taxes, et notamment celles qui touchaient les produits pétroliers, des casseurs avaient mis à sac une partie de la Ville-Haute, à Charleroi. Des vitrines avaient été saccagées, des agences bancaires endommagées, du mobilier urbain détruit ou arraché, des parcmètres mis hors d’usage, le tout, causant des dégâts estimés à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Les actions menées par la zone de police de Charleroi avaient permis de repérer une série de casseurs, intervenus pendant cette nuit. Temporairement privées de liberté, ils avaient été déférés devant le parquet, qui avait demandé leur mise sous mandat d’arrêt pour rébellion armée en concertation, dégradation de mobilier et de véhicules. Quatre d’entre eux avaient été placés sous mandat d’arrêt, le cinquième mis sous bracelet électronique, à la condition de se trouver un accueillant permettant de vérifier que ce contrôle était bien exercé. Il est apparu que ce contrôle n’avait pas pu l’être, et son cas a rejoint celui des quatre autres suspects arrêtés.

Ils ont tous cinq comparu vendredi devant la Chambre du Conseil de Charleroi, qui a confirmé vendredi pour un mois leur mandat d’arrêt.