Charleroi Mais, avec son lourd passé, il écope d’une peine de travail pour plusieurs faits de vols.


Il est un peu plus de 19 heures le 25 février 2018 lorsqu’un individu fait irruption dans un Night-shop de Gosselies, le visage masqué. La préposée, qui croit reconnaître un client habituel, pense à une blague jusqu’à ce que l’auteur sorte un revolver et la braque, en lui demandant de lui remettre la caisse. Le malfrat oblige ensuite la commerçante à s’agenouiller et s’enfuit avec 799 euros, ainsi qu’un paquet de Gauloises.

La police est évidemment avertie mais c’est le gérant du night-shop qui, en menant sa petite enquête, apprend deux mois plus tard qu’un certain Omar, qui habite Gosselies, serait l’auteur du hold-up. Les forces de l’ordre identifient finalement Amar (avec un A), au passé judiciaire chargé qui habite à un jet de pierre du commerce braqué.

Un panel photo est établi et, bingo, la vendeuse le reconnaît. "On ajoute à cela qu’il fume, qu’il est gaucher comme l’auteur et que, lors de la perquisition, on retrouve un gant identique à celui utilisé ce jour-là", précise le substitut Lafosse qui ajoute qu’Amar a tenté de prendre la fuite lors de son interpellation. Bref, c’est une peine de 4 ans de prison qui a été requise à l’encontre du prévenu, également poursuivi pour des vols à l’étalage au sein des magasins Krefel, Mediamarkt et Gamma de Gosselies.

"Évidemment que j’ai tenté de fuir. J’ai été arrêté comme un terroriste. On m’a mis une cagoule et des lunettes opaques. Dans cette affaire, je suis aussi victime que les gérants du night-shop", s’est plaint le prévenu à l’audience.

Me Cloet, son avocat, estimait quant à lui le doute trop important pour condamner son client. "Il est arrêté sur base de l’enquête du gérant qui, on ne sait trop comment, retombe sur lui. On ne trouve pas d’arme chez lui et, contrairement à ce que dit le parquet, les gants sont différents. En outre, il fume des Marlboro, pas des Gauloises."

Ces arguments ont effectivement instillé le doute dans l’esprit du tribunal qui a acquitté Amar pour le braquage. Pour les trois vols, en revanche, il écope d’une peine de travail.