Charleroi

Soirée animée mercredi soir, à la salle des fêtes de Grand-Reng, où l’ambiance n’était pas vraiment… à la fête.

L’administration communale d’Erquelinnes y présentait le projet de la zone d’aménagement communal concerté (ZACC) de plus de onze hectares, délimitée par les rues Joseph Wauters, du Cimetière, Paul Janson et Couture.

Au total, 400 citoyens se sont présentés pour s’opposer au projet présenté, visant à construire un nouveau quartier de 140 logements.

“En tant que mandataire communal, c’est une fierté de constater l’intérêt que chacun porte pour la défense de l’âme de son village”, reconnaît le premier échevin Jonathan Delespinette (IC). “Ce rendez-vous n’était pas uniquement une séance d’informations mais bien un rassemblement. Un rassemblement de personnes engagées ou curieuses d’en savoir plus sur le dossier. Merci aux personnes présentes d’avoir apporté leurs remarques et leurs critiques. Elles feront dorénavant partie du dossier.”

Pour les riverains cependant, la pilule à du mal à passer. Leur village, aujourd’hui paisible, risque de connaître un changement radical d’ici plusieurs années avec un imposant chantier et plusieurs centaines d’habitants en plus.

“Avec 1.400 habitants, le village de Grand-Reng est déjà assez peuplé”, conteste une habitante. “De plus, nous sommes toujours dans un milieu rural.”

"Une cité, ce n'est pas l'avenir"

Ce qui dérange également les Grand-Rentois, c’est la construction de logements sociaux dans un même lieu. “Les habitations sociales devraient être construites par petits groupes de deux ou quatre logements, disséminées dans toute l’entité”, propose un autre opposant au projet. “Je ne pense pas que le système de cité soit encore un concept d’avenir au 21e siècle.”

De son côté, le bourgmestre David Lavaux (IC) tente de maintenir l’église au milieu du village. “J’ai présenté le projet en étant le plus neutre possible. Hélas, j’en ai pris pour mon grade. C’est difficile à accepter car notre but premier est de présenter la ZACC de Grand-Reng et non de défendre le projet.”

La défense du projet était à mettre entre les mains des promoteurs immobiliers, qui étaient les grands absents de la soirée. “Nous avons bien entendu l’opinion générale des citoyens. Pour en tenir compte, ils doivent appuyer leurs remarques par écrit, avant le 15 décembre. Le point sera ensuite voté au conseil communal.”