Charleroi

Ce lundi, quelques 250 personnes étaient rassemblées devant les bureaux carolo de l'assureur belge AG Insurance situés à la rue du Pont Neuf.

Cette action spontanée a été menée par l'ensemble des syndicats représentés dans l'entreprise : la C.N.E., le Setca et la C.G.S.L.B.

Les 3 syndicats se prononcent d'une seule voix quant aux mesures prises par la direction pour l'avenir de l'entreprise. Les forces syndicales se sont rassemblées sur le parvis des bureaux de Charleroi pour témoigner également sur la forme des discussions imposées par le C.E.O.

SETCa, CNE et CGSLB unis

Pour Daniel Dewandeleer (représentant SETCa), Alfredo Rizzelo (représentant C.N.E.) et Alain Ballau (porte parole nationale de la C.G.S.L.B. pour AG Insurance) "les règles de la démocratie ont été bafouées. Il n'est pas possibles de mettre les syndicats de côtés surtout quand des accords prévoient la prises de décision avec l'avis favorables de la majorité des syndicats. Dans ce cas ci, non seulement nous ne sommes pas consultés mais en plus les décisions de l'avenir tout entier de l'entreprise sont prises à la seule représentation de L.B.C., un syndicat du nord pays qui ne représente que 20 % des collaborateurs. Nous ne comprenons pas comment de telles décisions sont prises alors que l'entreprise ne connaït pas de difficultés majeures."

Les syndicats estiment, dans un communiqué remis aux travailleurs, avoir suffisamment tendu la main à la direction. Pour trouver des accords. Ils ont également demandé un Conseil d'entreprise extraordinaire qui devait avoir lieu ce mardi 12 juin. Les représentants syndicaux regrettent que que la direction n'a pas attendu cette réunion et a immédiatement signé les CCT avec la LBC (Syndicat Flamand).

Jeudi dernier, les syndicats avaient encore adressé un courrier recommandé et donné une dernière chance pour sauver le dialogue social mais sans suite.

Les syndicats clament ensemble haut et fort qu'il s'agit là d'un déni de la démocratie jamais vu au niveau sectoriel et va à l'encontre de la politique sociale qu'AG Insirance a toujours menée.

Ils ajouent que cela est d'autant plus choquant alors que le CEO, Hans De Cuyper, est également président de l'Union Porfessionnelle des entreprises des Entreprises d'Assurances (Assuralia) et qu'en cette qualité il doit veiller à la bonne exécution des règles légales et conventionnelles dans le secteur.

"2.000 employés ont signé notre pétition, on représente 80% du personnel"

Du côté des syndicats, on ne s'explique pas de telles mesures car AG Insurance atteint pour la 6ème année consécutive plus de 400 millions d'euros. Le front commun syndical formé de la CNE, CGSLB-ACLVB et SETCa-BBTK qui représente 80 % du personnel, n'accepte pas que les travailleurs concèdent une diminution de leurs conditions de travail. Ce désaccord est exprimé dans une pétition rassemblant près de 2.000 signatures d'employés.

Les demandes sont simples : se mettre autour de la table et que chacune des parties et non un seul syndicat puissent se prononcer et être entendu, que la direction annule les 4 CCT (Conventions Collectives de Travail) prises en lieu et place de celles déjà existantes, de négocier des CCT avec le soutien d'au moins la moitié de la délégation du personnel et de préférence la totalité.