Charleroi "L’important, c’est de toucher les jeunes, pour préparer l’avenir"


 La Première Guerre mondiale sera terminée depuis cent ans le 11 novembre 2018, et Charleroi a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour dûment fêter cela.

"On va inclure tous les partenaires culturels carolos pour marquer le coup", annonçait hier l’échevine en charge des Affaires patriotiques, Françoise Daspremont (PS). "Il faut se souvenir, mais il faut aussi rester tourné vers l’avenir." Celui qui oublie l’histoire est condamné à la revivre, en somme.

Avec un budget annoncé de 70.000 euros, sous forme de subventions spéciales aux acteurs locaux qui vont proposer des animations durant toute l’année, la Ville se donne aussi les moyens de ses ambitions.

Conférences, animations, expositions, projections de films, excursions, balades guidées, tout au long de l’année, les différentes structures, portées par la Ville, la FNC (Fédération nationale des combattants) proposeront une vingtaine d’événements, au fil des mois. Parfois gratuits, pour le défilé des drapeaux, certaines expos et des animations autour du jeu vidéo, parfois payants comme les visites guidées ou la projection de films au cinéma. Les partenaires sont le CLAP, la Province de Hainaut, le musée des Chasseurs à pied, la Maison du tourisme, l’Eden, le Quai 10, Kiwanis Charleroi Ellipse, le Cercle d’Histoire de Gilly, le Photoclub Dochard, l’ASBL Territoire de la Mémoire, le musée royal de l’Armée, le Bateau Daphné, l’ASBL les Amis du Château et le Bois du Cazier.

Le coup d’envoi de cette année inédite en termes de mobilisation sera donné le 17 février prochain, pour un grand défilé. "On avait eu 300 porteurs de drapeau il y a deux ans, on en attend encore plus", se réjouit l’échevine. "Deux petites filles porteront les premiers drapeaux, parce que c’est surtout les jeunes qu’il faut réussir à toucher."

Ces jeunes, justement, cent ans après la guerre, ne sont pas toujours au fait des événements majeurs qui ont pris place dans le passé, pile où ils se tiennent. "C’est la raison pour laquelle, avec les écoles, on a lancé un grand concours de devoir de mémoire. On a demandé une rédaction, et le gagnant emmènera sa classe visiter le camp de Breendonk."