Charleroi

Les citoyens consultés sur le devenir des places de Wanfercée Baulet et Heppignies


Pour initier la réflexion sur le réaménagement de deux places de village à Heppignies et Wanfercée-Baulet, la commune de Fleurus vient de mener une expérience pilote.
A l'initiative de son échevin des Travaux Loïc D'Haeyer (PS), le collège a désigné par marché public le bureau Startech management group afin d'organiser deux réunions citoyennes.

"En général, les riverains sont invités à faire part de leurs remarques sur un projet au moment de sa présentation", explique l'architecte Marcel Baratticci qui a animé les rencontres. "Notre rôle a été ici de se mettre à leur écoute dès le début du processus, d'identifier leurs attentes et les besoins. Tout en se mettant à l'écoute de leurs remarques." 

Les réunions se sont tenues en juin. Startech Management group vient d'en envoyer les comptes rendus à l'autorité politique. Il appartiendra à la future majorité communale d'opérer des choix en conséquence: si l'intérêt pour ces opérations de rénovation se confirme, il faudra les chiffrer, aller chercher les financements appropriés et désigner des auteurs de projets.

A Heppignies, des riverains ont exprimé leur souci de sécuriser l'espace public en y limitant la vitesse du trafic local souvent jugée excessive. Comment limiter l'accès aux poids lourds, quel coût pour l'entretien des trottoirs, de quelle façon améliorer le vivre ensemble?

"D'autres questions se sont posées sur l'impact dans le périmètre immédiat, et notamment les rues Saint Barthelemy, Oleffe et du Muturnia. Nous avons enfin abordé les usages: le parking, la création d'espaces verts qu'il faudra entretenir. Il s'est enfin confirmé que la place actuelle servait d'aire de parking à des passagers de l'aéroport, plusieurs véhicules immatriculés aux Pays-Bas s'y trouvaient garés. Idem pour la place Baïaux à Wanfercée Baulet où deux scénarios ont été soumis aux riverains: un contournement de la place par la N988 et une légère adaptation de son tracé pour intégrer un parvis devant l'église, pour l'accueil de divers événements. Aucun n'a fait l'unanimité. C'est au vote que le second projet l'a emporté, par 23 voix contre 8, tandis que 9 autres citoyens estimaient que les lieux devaient être maintenus en l'état.
Cette démarche de co-construction constitue un modèle de démocratie citoyenne. L'avenir nous dira si Fleurus en tient compte dans ses décisions politiques.