Charleroi Ils entretiennent dix sites de traitement des eaux.


En Wallonie, Igretec est la première intercommunale à avoir recouru à l’écopâturage pour l’entretien d’espaces verts. Un projet pilote qui vient de lui valoir son ticket pour la finale de la 13e édition du prix belge de l’énergie et de l’environnement, ce 7 juin à Bruxelles.

Depuis septembre dernier, des moutons viennent paître sur des sites de traitement des eaux, ce qui impose des mesures de respect de l’environnement pour favoriser la biodiversité. Tout a commencé à la station d’épuration de Viesville dans l’entité de Pont à Celles. Un berger a été désigné dans le cadre d’un marché public de quatre ans, avec une période test. "Et comme les résultats ont été concluants, l’entreprise Ecopature de Farciennes va poursuivre son travail", explique le président de l’intercommunale Philippe Van Cauwenberghe (PS).

Neuf autres sites sont concernés par cette opération : Baileux, Fleurus, Roselies, Solre-sur-Sambre, Montignies-sur-Sambre, Gozée, Marchienne, Erpion, Solre-sur-Sambre et Fontaine l’Évêque. L’expérience s’inscrit dans le cadre de la mise en application de l’arrêté wallon du 5 septembre 2013 qui interdit l’usage de pesticides sur des terrains publics à partir de 2019. "Igretec n’a pas attendu l’échéance pour mettre en œuvre des solutions alternatives. Dès 2014, plusieurs sites de traitement des eaux usées ont fait l’objet de mesures de gestion respectueuses de l’environnement : fauchage tardif, utilisation de plantes couvrantes comme le millepertuis pour protéger les merlons, zones de biodiversité…"

L’écopâturage constitue une étape supplémentaire : il permet de limiter ou de stopper le développement de certaines espèces de plantes invasives, réduit les coûts d’entretien des abords notamment sur des terrains difficilement accessibles aux machines, diminue l’impact environnemental de la gestion (pas de déchets, fertilisation naturelle du sol).

Le marché public engage l’intercommunale à fournir les terrains, l’eau et l’électricité. De son côté, l’éleveur doit installer des clôtures et abris hivernaux.

Le projet présente enfin un intérêt social, la présence du bétail étant souvent appréciée par le voisinage.