Charleroi L’héroïnomane cherchait des objets de valeur pour payer sa dose.


Kévin s’est fait pincer par la police à Charleroi le 27 mai dernier. Il venait de briser les vitres de trois voitures pour y voler des objets de valeur. Un passant l’avait toutefois repéré et avait fait appel aux forces de l’ordre.

Relaxé le jour même, le jeune voleur n’a pas attendu quinze jours pour récidiver.

Il a alors endommagé deux véhicules en stationnement pour piquer tantôt un GPS, tantôt de la monnaie laissée dans le vide-poches. Et une fois de plus, la police lui a mis la main au collet. Cette fois, le juge d’instruction s’est montré moins tolérant et l’a placé sous mandat d’arrêt.

Un scorpion tatoué dans le cou, Kévin a comparu devant le tribunal correctionnel de Charleroi cette semaine. Il est en aveux des faits et reconnaît que l’origine de son comportement découle de sa toxicomanie. "J’essaie d’entrer en centre", affirme le prévenu.

Mais le parquet ne sait plus que faire de lui. En 2014, Kévin a effectivement été condamné pour vol avec violence à une peine assortie d’un sursis probatoire qui incluait un traitement de ses addictions. "Rien n’a changé depuis. Que faut-il faire sinon le condamner à une peine ferme ?", s’est interrogée la substitute Cottin.

Me Lepied, conseil du prévenu, rappelle que ses actes, même s’ils sont très désagréables, n’ont pas porté atteinte aux personnes, mais uniquement aux biens. "Le souci, c’est qu’il n’a pas de domicile. Il est donc difficile de demander une peine de travail ou un sursis probatoire", a reconnu l’avocate qui a demandé la clémence du tribunal.

Jugement le 13 août.