Charleroi Le parquet requiert un an de prison avec sursis pour Philippe.


En mai 2017, le 101 reçoit l’appel de Dylan, un gamin de 15 ans, prétendant que sa sœur a fait l’objet d’une tentative de viol. Immédiatement, la police prend l’affaire au sérieux.

Le mineur explique que Philippe, un ami de son père, était passé chez lui et qu’après avoir bu quelques verres, il s’était installé dans le canapé, à côté de sa grande sœur Océane, âgée de 17 ans, pour lui faire des avances. C’est alors qu’il a vu la couverture se soulever à plusieurs reprises, à un rythme soutenu. Dylan a appelé son père qui a flanqué immédiatement Philippe à la porte.

Interrogé, l’adepte du plaisir solitaire a reconnu les faits et a même avoué d’autres séances d’exhibitionnisme, à chaque fois consécutives d’une prise d’alcool importante. "Une habitante de Gerpinnes avait ainsi aperçu un homme dans son jardin, le slip sur les genoux, en train de se frotter aux arbres, explique la substitut Coralie Marr qui poursuit l’intéressé pour outrages aux mœurs publics. Une autre victime a elle aussi constaté que le prévenu s’était masturbé sous ses fenêtres, dans sa propriété."

Penaud, Philippe a comparu devant le tribunal correctionnel ce jeudi. "Mon problème, c’est l’alcool. Quand je bois un verre ou deux, je ne sais plus m’arrêter. Je suis actuellement soigné et je suis abstinent depuis mon arrestation", a-t-il reconnu.

Mais pour le parquet , l’alcool n’est pas la seule explication des pulsions masturbatoires de Philippe. "L’expertise est inquiétante : la boisson a manifestement tendance à désinhiber des frustrations refoulées. Un suivi psychologique important est donc nécessaire pour soigner conjointement ces deux problématiques", a conclu la magistrate qui requiert un an de prison avec sursis probatoire.

Me Napoli, conseil de Philippe, est effectivement convaincu que la sanction ne sera utile qu’en cas de suivi thérapeutique. L’avocat a donc lui aussi plaidé le sursis probatoire.

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