Charleroi De la viande aux bouteilles de Chimay en passant par des sacs à main : Tarek commet larcin sur larcin.

Neuf préventions étaient reprochées à Tarek, ce mardi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Toutes pour vol ou tentative de vol, activité principale de ce Tunisien en séjour illégal déjà condamné à de multiples reprises pour ce genre de méfaits. 

Pour Tarek, l’occasion fait le larron : quand il aperçoit un sac à main sans surveillance à a gare de Charleroi, il s’en empare. Quand il voit des ordinateurs à la vitrine d’une agence intérim du boulevard Tirou, il brise celle-ci avec son parapluie. Et lorsqu’il se rend à l’Inno, c’est pour disparaître dans les cabines d’essayage avec une veste McGregor et enlever l’antivol.

Un couple d’Anglais qui se sustentait en attendant le train à la gare de Charleroi a eu la malchance de tomber sur Tarek qui s’est emparé du sac à main que la dame avait caché sous son siège. Le tout sous les caméras de surveillance qui ont enregistré la scène. L’individu sévit aussi dans les grands magasins où il chaparde tantôt des bouteilles de whisky, tantôt de la Chimay, un pot de sauce et de la viande. « Je vole pour me nourrir », se défend-t-il. « Je ne me souviens pas de tout. Parfois je suis saoul et j’ai aussi des problèmes psychiatriques ».

Pour le parquet, Tarek est parfaitement responsable de ses actes, comme en atteste l’expertise psychiatrique. « Il a été présenté deux fois au parquet qui l’a relaxé. Et à chaque fois, il a recommencé dans les jours qui ont suivi. Il ne fait que voler », a tonné la substitute Van Hollebeke en requérant 2 ans de prison ferme.
Vu le casier de son client, Me Szymkowicz n’a pu solliciter que la clémence du tribunal en insistant sur le statut précaire de son client. 

Jugement vendredi.