Charleroi À Jumet, on frétille déjà d’enthousiasme en vue de la grand-messe du foot


Le Mondial de football est pour beaucoup un événement attendu avec grande impatience depuis quatre ans. Cette édition 2018 en Russie sera, comme chacune des éditions précédentes, une grande fête populaire. Ce sport a cette force de pouvoir rassembler des milliards de personnes devant le petit ou le grand écran.

Fédasil Charleroi ne fait pas exception à la règle, tous les candidats réfugiés seront de la partie.

La ferveur sera à son comble et les soucis seront, l’espace d’un match, suspendus. Leur quotidien est une source constante de stress : entre l’attente, l’incertitude, les convocations, les procédures et autres auditions, cela fait du bien de relâcher quelque peu la pression. Qui supporteront-ils ? La réponse est unanime : la Belgique !

Bien sûr , ils ont une affection particulière pour leur pays de naissance. Qu’ils soient du Maghreb ou d’Afrique noire, ils soutiennent les leurs mais, au fond d’eux, la Belgique tient une place particulière. Ce n’est pas par opportunisme ou pour être politiquement corrects qu’ils apportent aux joueurs de Martinez leur soutien indéfectible : notre équipe nationale est le reflet de la réussite d’intégration des générations précédentes.

En effet, pour les candidats réfugiés, les joueurs de l’équipe représentent l’ensemble d’une population aux origines diverses mais unies autour d’un maillot, d’une Nation.

Bruce Ata, chargé de communication au centre Fédasil Charleroi, nous explique : "Nous ne pouvons pas passer à côté de cet événement, ce serait se mettre en marge du monde !" Le centre va organiser des retransmissions sur grand écran afin que tous puissent profiter de ces moments de relâche. "Nous avons décidé de mettre nos petits moyens au service des riverains. Avec notre projecteur et notre écran, nous proposons à qui le veut de nous rejoindre et de célébrer le ballon rond ensemble."

À la question "qui soutient qui ?", les réponses varient selon l’origine des candidats réfugiés. Les personnes en provenances du Maghreb ont un faible pour les équipes du Maghreb (Tunisie, Maroc, Algérie). Les candidats d’Afrique subsaharienne, eux soutiennent les équipes d’Afrique noire. Malgré cet appel du cœur, ils craquent pour l’équipe nationale belge, l’amour du beau jeu et de la réussite.

Même si la France a ouvert la voie avec sa génération Black, Blanc, Beurs, il faudra se méfier de notre équipe nationale, qui compte en son sein des talents représentant la génération des surdoués : Lukaku, Fellaini, Mertens et Company. L’union fait notre force !