Charleroi Ecoterre SA va poser la première pierre de son nouveau siège social le 20 septembre.


Ça y est, après 10 ans de suivi administratif et de travaux, et une inauguration en juin dernier, l’Ecopole de Farciennes va accueillir sa première entreprise : Ecoterre va y installer son siège social. Rien de moins que le leader belge du génie civil environnement, connu pour avoir assaini le site des Jeux olympiques de Londres en 2012.

"Ecoterre était historiquement présent le long de la voie d’eau, mais ils veulent s’agrandir et regrouper leurs activités", explique Nathalie Czerniatynski de l’intercommunale Igretec. Aujourd’hui à l’étroit dans l’aéropôle de Gosselies, l’entreprise viendra avec ses 70 à 80 emplois, ainsi qu’une immense halle pour ses machines de chantier.

"C’est le coup d’envoi d’un redéveloppement économique de la porte Est de Charleroi, se réjouit-on au cabinet d’Hugues Bayet (PS), bourgmestre de Farciennes. Ça montre que des entreprises osent l’Ecopole et osent Farciennes, et ça fera boule de neige dans cette zone sinistrée par le départ des industries lourdes !"

Des négociations sont toujours en cours avec d’autres investisseurs étrangers et des entreprises de la région. "Ecoterre n'est que le début", reprend Nathalie Czerniatynski. "Pas mal d'autres entreprises sont intéressées, notamment des gens qui étaient venus visiter le site de Caterpillar à Gosselies mais qui le trouvaient trop grand pour leurs besoins. On les a redirigé vers Farciennes."

On rappelle l’objectif de cette immense zone industrielle : 4.000 emplois, à terme. "Igretec possède désormais pas loin de 200 hectares libres pour faire face à tout type de demandes industrielles, petites, moyennes ou grandes, partout sur le territoire du grand Charleroi."

Le chantier du bâtiment basse énergie d’Ecoterre sera lancé symboliquement le 20 septembre, avec la pose de la première pierre. Il viendra rejoindre l’autre chantier, celui de la construction d’une "couveuse" pour jeunes entreprises lancée par Igretec : un bâtiment totalement passif - et même plus puisqu’on y testera les technologies durables les plus récentes.