Charleroi Jasmina ne pouvait pas s’empêcher de chaparder des babioles dans les magasins

C’est un petit bout de femme qui s’est présenté, ce jeudi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Pas pour des faits bien graves, mais suffisamment répétitifs pour lui valoir des poursuites.

Car Jasmina souffre d’un problème de cleptomanie. Dès qu’elle se trouve dans un magasin, cette institutrice actuellement en congé de maladie ressent des pulsions irrépressibles : il faut qu’elle chipe un objet quel qu’il soit : bijoux de fantaisie, vêtements, lunettes de soleil, CD, DVD, jeux vidéo…

Bref, un comportement maladif. "En 2009, j’allais très mal", confie la prévenue à la juge. "J’ai perdu coup sur coup mon père, ma sœur, mon frère et j’ai sombré dans une grave dépression. J’ai été internée à l’hôpital Van Gogh et mon psychiatre a clairement diagnostiqué de la cleptomanie. J’ai suivi un traitement et dès que je sens que je replonge, je retourne voir mon psy."

Pour le parquet, l’institutrice est tout à fait responsable de ses actes et mérite une sanction, bien que sa place ne soit pas en prison.

La substitute relève toutefois des antécédents spécifiques… et l’ouverture de nouveaux dossiers. L’avocat de Jasmina est quant à lui ouvert à un sursis probatoire, histoire que sa cliente puisse poursuivre son traitement thérapeutique. "Ce ne sont que des babioles. Quand elle vole, c’est compulsif. Elle sait que c’est mal, mais elle ne peut pas s’en empêcher. Aujourd’hui, elle a mis en place des mécanismes pour contrer ces pulsions." Jugement le 22 mai.