Charleroi Les partis en ont reçu une version obsolète mais la gaffe a été réparée.


C’est ce qui s’appelle un couac. L’administration communale de Charleroi a adressé par erreur aux partis qui lui en avaient fait la demande d’anciens listings d’électeurs. Ce qui a suscité de l’inquiétude de leur part dans la mesure où l’on n’y trouvait trace d’aucun primo-votant né entre 1996 et 2000, c’est-à-dire de citoyens qui auront atteint l’âge de la majorité le jour de l’élection, le dimanche 14 octobre.

Un oubli de nature sinon à invalider les résultats, au moins à entacher l’organisation de toute la procédure. Celle-ci est en effet régie par un calendrier qui fixe où et quand toutes les actions légales doivent être accomplies. Sous peine de recours voire d’annulation des scrutins. On aurait ainsi pu devoir revoter à Charleroi.

À la Ville, on rassure : "Ce sont bien les bons listings qui ont été communiqués au Service public fédéral (SPF). Et ils l’ont été à l’échéance prévue, sans retard, soit le 1er août. Si bien que les jeunes âgés de 18 à 22 ans qui seront appelés pour la première fois aux urnes sont repris dans les fichiers. Ainsi que tous les étrangers qui se sont inscrits sur une base volontaire et les citoyens nouvellement répertoriés dans les registres de population."

Dans les listings erronés transmis aux secrétariats des partis, ce n’était pas le cas. Ces listings datent en effet des législatives de juin 2014 : à cette époque, les jeunes nés dans le deuxième trimestre de 2000 jusqu’en 1996 avaient entre 17 et 13 ans, ils étaient mineurs d’âge.

Dès qu’elle s’est aperçue de sa bévue, la Ville a pris toutes les dispositions utiles pour en avertir les destinataires. "Tous les partis ont été informés qu’une nouvelle et correcte version du listing était à leur disposition", nous dit-on. "Ce lundi, un seul n’en avait pas encore accusé réception."