Charleroi

Leur nombre va passer de 37 à 16 dans un premier temps, sans perte d'emploi.


Après avoir réduit son déficit structurel et rétabli l'équilibre budgétaire, la province de Hainaut s'attaque à un nouveau chantier: la rationalisation de ses ASBL de catégorie 1 dont le nombre va passer de 37 à 16 sans la moindre perte d'emploi. 

"C'est au départ d'un état des lieux établi par notre service d'audit interne que nous avons élaboré ce plan d'action", indique le député provincial Serge Hustache, à la tête du gouvernement du Hainaut. "Si la plupart de nos ASBL se conforment aux règles en vigueur et ont déjà mis en oeuvre certaines bonnes pratiques comme la gratuité des mandats ou le recours à des indicateurs de suivi pour améliorer leurs missions de service public, nous avons décidé d'en modifier les structures de gestion via des fusions, des absorptions ou des réinternalisations de leurs activités pour augmenter la transparence et l'efficacité. Parmi les 700 travailleurs de ces entités, principalement actives dans le secteur social, il n'y aura aucune suppression d'emploi. Rien ne changera non plus dans le service rendu au citoyen." 

Les opérations sont en cours, elles vont se poursuivre pour aboutir dès le début de la prochaine mandature. 

Un travail salué par la Cour des Comptes

Dans son dernier rapport au gouvernement wallon, la Cour des Comptes a salué le travail d'assainissement mené par le Hainaut, conformément aux attentes régionales. "Les recettes n'ont pas été surévaluées ni les dépenses sous-estimées. Pour avancer, la province s'est appuyée sur une vision à moyen et long terme validée par son service d'audit. Nous figurons clairement parmi les bons élèves de la classe", se félicite Serge Hustache. 

Un succès que viennent contrarier des mesures anti-provinciales prises par le nouveau gouvernement wallon. 

Le député provincial dénonce à ce propos "le double discours du MR." Car selon lui, "il y a le MR des villes et le MR des champs (sic)". Dans ce cadre, il évoque la réduction du fonds des provinces, qui représente encore 63 millions d'euros en 2018, un montant en diminution de 3,5 millions. "Cette mesure arbitraire nous a obligé à diminuer notre intervention dans le financement des zones de secours en faveur des communes, c'est la première fois qu'un gouvernement wallon désinvestit dans la sécurité civile." 

Ensuite, Serge Hustache pointe la réforme des points APE qui "intègre la suppression des aides accordées aux provinces à l'horizon 2020, avec une menace sur quelque 70 équivalents temps plein. "Et l'on ne parle pas de l'impact de la réforme fédérale des pensions qui doublera les coûts à l'horizon 2040."