Charleroi C’est à Marchienne que sera installé le projet porté par la Spaque, qui a obtenu le permis.


Dans le district nord de Charleroi, le groupe Wanty a annoncé la construction d’une grosse centrale photovoltaïque de 2 MW sur le site de la Sonaca. Une autre installation un peu plus importante devrait voir le jour à l’Ouest, sur les terrains des anciennes aciéries Allard à Marchienne à cheval sur Mont-sur-Marchienne.

C’est la Société publique d’Aide à la Qualité de l’Environnement (Spaque) propriétaire de cette friche industrielle qui porte ce projet, le plus important de la région en puissance et en production d’électricité verte : l’infrastructure fournira en effet l’équivalent de la consommation annuelle moyenne de 570 ménages. Le permis qui vient d’être délivré par les fonctionnaires délégué et technique de Wallonie porte sur un parc solaire de 7 692 panneaux. De quoi couvrir 5 des 26 hectares de ce domaine assaini dans le cadre du plan Marshall.

À ce stade, la Spaque n’a pas encore de partenaire financier ni technique pour mettre en œuvre le projet. "Un appel aux candidatures sera lancé au début de l’an prochain, dès que le comité de direction de l’entreprise publique y aura marqué son accord. L’investissement est estimé à près de 2 millions d’euros."

Dans la région , plusieurs installations photovoltaïques d’importance sont fonctionnelles : en toiture du centre de tri de BePost et aux caisseries Belle Vue à Fleurus, à la centrale électrique d’Amercœur à Roux qu’Engie vient de mettre en service, et bientôt à la Sonaca.

La centrale des anciennes aciéries Gillard produira chaque année deux millions de kilowatts/heures d’électricité verte, ce qui évitera le rejet de plus de mille tonnes de C02.

C’est en 2010 que la Spaque a entrepris l’assainissement de cette immense friche traversée par l’Eau d’Heure. Sa réhabilitation s’est étalée sur 7 ans, en deux phases : de 2010 à 2014, il y a eu la dépollution et l’aménagement des zones Est et Nord Ouest, suivis pendant trois ans par le reprofilage du reste du site, avec la déconstruction d’éléments.

C’est sur une parcelle impossible à réaffecter que le champ de panneaux sera installé. Les autres pourraient faire l’objet de revitalisations, plusieurs projets sont dans les cartons mais aucun n’est encore programmé. Le terrain pourrait être partiellement équipé en zone résidentielle, et accueillir un parc d’activités artisanales géré par Igretec. Quant à la construction de la centrale, elle débutera sans doute en 2019.