Charleroi

Selon l'échevine Cencig (MR), le collège communal n'est pas favorable au projet.


Dans sa réponse à la question d'actualité de l'écologiste Xavier Desgain (Ecolo), l'échevine en charge de l'Urbanisme et des Etablissements classés Ornella Cencig (MR) l'a clairement indiqué en séance publique du dernier conseil communal de Charleroi: le collège n'est pas favorable au projet d'extension de la décharge du Champ de Beaumont (CETB) à Monceau, dont les exploitants veulent porter la capacité à 5,5 millions de tonnes contre 2,95 actuellement, sans augmentation de l'emprise au sol. Mais avec néanmoins une modification du relief.

Dans ce cadre, une enquête publique s'est ouverte le 6 juin dernier pour une durée d'un mois, jusqu'au 5 juillet. Son périmètre est étendu aux territoires des communes voisines soit Montigny-le-Tilleul, Courcelles et Fontaine-l'Evêque. Leurs exécutifs auront à rendre un avis aux fonctionnaires délégué et technique, qui seront amenés à octroyer ou refuser le permis. Leur décision est attendue pour le 1er octobre 2018 ou le 31 si une prorogation de 30 jours est sollicitée. "Si l'autorisation est renouvelée, la ville irait en recours comme elle l'a déjà fait précédemment", a ajouté l'échevine. Un message positif pour les opposants au projet.

Ornella Cencig a rappelé l'existence de deux projets dans le périmètre immédiat de la décharge: le premier porte sur la construction d'un lotissement résidentiel de 75 à 100 logements dans la rue de Roux à Monceau, un dossier a été déposé par la société Gesimpro. Le second a trait à la cration d'un vignoble pédagogique sur le terril du Martinet à Roux. "D’autres opportunités d’occupation du site se sont présentées à nous", indique l'échevine. "A ce propos, des négociations sont toujours en cours avec de potentiels investisseurs qui, outre les parcelles non bâties, seraient intéressés par une occupation pérenne des bâtiments." Pour Desgain, il faut se montrer d'autant plus attentif à l'évolution du dossier d'extension que le précédent combat a été perdu. Il s'est joué en effet devant le parlement wallon lors de l'actualisation du plan wallon des déchets dans lequel le CETB a été maintenu, alors qu'il aurait du disparaître.