Charleroi En 2019, Paul Furlan renoncera à sa rémunération de bourgmestre.

À quelques mois des élections communales d’octobre 2018, l’appel de Paul Furlan à la remobilisation du collectif citrons pressés ne manque pas d’apparaître comme une opportunité électorale. L’intéressé s’en défend.

Selon lui, "il ne s’agit pas non plus d’un nouvel épisode de la guerre du PS aux gouvernements dont nous avons été exclus, dit-il. Nous sommes arrivés à un point où sans un ballon d’oxygène budgétaire, de nombreuses communes seront contraintes de revoir leur offre de service au citoyen, dit-il. Or, les pouvoirs locaux sont le premier investisseur et employeur public en Wallonie, où 120.000 de leurs agents sont en activité. Il est donc urgent et impératif d’agir."

À titre personnel , le député bourgmestre de Thuin promet de s’appliquer le décumul financier voté au sein de sa propre fédération PS. Si les électeurs lui renouvellent leur confiance en octobre, le bourgmestre renoncera à percevoir ses rémunérations à la Ville pour ne conserver que ses seuls revenus de député wallon. À Charleroi, la fédé PS a fait un choix différent : le cumul de mandats y est purement et simplement interdit. Concrètement, un parlementaire qui siège dans un collège communal doit choisir entre l’une ou l’autre fonction. C’est ce qu’ont fait Paul Magnette et plus récemment Eric Massin.

À Thuin, le décumul n’est que financier. Si choisir lui est imposé, Furlan donnera sa préférence au mayorat de Thuin. Une fonction qui l’occupe sept jours sur sept 24 h sur 24 et qui constitue son "mandat de cœur".