Charleroi Georgios Maillis est le seul à avoir répondu à l’appel d’offres européen de la Ville.


Critiqué par les uns et adulé par d’autres, le bouwmeester de Charleroi va poursuivre sa mission jusqu’en 2022, quelle que soit la majorité qui se mettra en place après le 14 octobre. Le collège communal vient en effet de lui attribuer un nouveau marché de services de maître architecte. Aucun autre candidat n’a répondu à l’appel d’offres européen lancé en avril dernier : il se succédera donc à lui-même après le 31 juillet, échéance de son actuel contrat.

En termes de coût, ses honoraires ont été revus à la hausse : le marché porte en effet sur un montant de 2,6 millions TVAC contre 2 millions précédemment. Cela représente une moyenne de 650.000 euros par an, soit un revenu de 54.000 euros pour l’équipe qui compte aujourd’hui cinq membres. Pas mal.

Depuis son entrée en fonction en décembre 2013, la cellule bouwmeester a traité et suivi près de 190 dossiers touchant à la reconstruction - matérielle et immatérielle - profonde de la ville.

Le travail s’est articulé sur deux axes : "D’abord, traduire dans un projet de territoire la vision du développement urbain de Charleroi, tracer en quelque sorte la feuille de route en matière d’urbanité pour savoir non seulement où on va, mais comment on y va. Ensuite, mettre en chantier le renouveau de la métropole : nous avons travaillé sur son image, son identité, ses événements, pour changer les regards et favoriser un retour de la confiance", nous expliquait-il en mai dernier.

Sous la prochaine mandature, le travail portera très largement sur la ville haute, avec la mise en œuvre du programme Charleroi DC d’un montant de 142 millions.

À la ville basse, le projet du left side business park - avec la création d’une marina sur la Sambre - ainsi que celui des Rives près de l’ancien centre de tri postal vont élargir le périmètre du renouveau urbain.

Il faudra aussi s’atteler à réaliser les projets structurants dans les autres districts carolos, relatifs notamment à la mobilité (avec le fameux BHNS) et aux espaces verts.

Après avoir dessiné les plans, Georgios Maillis tenait à poser les premières briques du redressement de sa ville. Le voilà confirmé pour un nouveau bail de quatre ans.