Charleroi Les statistiques depuis 2012 compilées par l’équipe de l’échevine de l’Urbanisme.

Depuis 2012, la Ville de Charleroi s’est penchée sur les permis d’urbanisme délivrés au cours de l’actuelle législature. Un travail colossal et détaillé, qui a été accompli par l’équipe d’Ornella Cencig (MR), échevine du Logement, pour compiler et analyser ces données.

Pendant ces cinq dernières années, une attention a été prêtée aux procédures d’octroi des permis d’urbanisme, situation, superficie, nombre de chambres, toutes les données concernant les constructions neuves ont été renseignées, compilées et analysées pour être détaillées dans un rapport.

Au cours de cette législature, la Ville de Charleroi a délivré près de 1.500 permis d’urbanisme. "On parle ici de logements privés, et neufs", précise l’échevine, "Les subdivisions et les logements publics ont été exclus de ces statistiques." Pour le bourgmestre Paul Magnette (PS), ce nombre est la preuve qu’il existe un "véritable intérêt foncier sur le territoire Carolo". Les permis ainsi délivrés auront abouti à une moyenne d’environ 200 logements par an à travers le territoire carolorégien. Un chiffre que le bourgmestre espère doubler pour la prochaine législature.

L’exploitation de ces statistiques brise aussi les mythes qui entourent les nouvelles constructions dans la métropole. Beaucoup pensent à tort que ces constructions sont principalement des appartements situés intra-ring, mais c’est principalement la zone à l’extérieur du ring qui est concernée par ces permis. Si les logements en immeubles restent majoritaires, l’écart avec le nombre de maisons unifamiliales est néanmoins restreint.

Ornella Cencig (MR) s’attarde aussi sur la qualité de ces logements, un facteur qui lui tient à cœur, dit-elle, pour attirer les familles à Charleroi : "Nous essayons d’attirer des familles complètes, nous misons donc sur la qualité et la taille des logements. Dans cette optique, nous avons mis en place plusieurs circulaires, en limitant par exemple la taille des studios à un minimum de 50 m²."

Une croissance de 600 habitations par an après 2018

Quatre millions de citoyens en Wallonie à l’horizon 2050 : ce sont les prévisions de l’évolution démographique, observe Paul Magnette.

Si Charleroi en prend sa part, sa population passera d’un peu plus de 200.000 à 250.000 habitants, une augmentation de 25 % : il est donc important qu’elle soit en capacité de les accueillir, voire de les attirer. À ce jour, les demandes de permis à l’examen ou en projet portent sur 1.624 nouveaux logements privés, et 302 dans le secteur public.

Plusieurs quartiers résidentiels sont promis à voir le jour : sur le site du Sacré Français à Dampremy, la superficie d’une vingtaine d’hectares doit permettre la construction de quelque 340 habitations.

Un autre projet important se situe sur le domaine de l’ancien terril des Hiercheuses à Marcinelle, près de la nouvelle caserne des pompiers : l’entreprise Vandezande envisage d’y édifier 350 logements.

Dans l’intra-ring et en bordure immédiate du R9, les principales opérations de promotion sont celles des River Towers (350 appartements) pour lesquelles une action a été introduite devant le conseil d’État contre le refus du permis sur recours.

Il y a aussi les 400 logements des buildings du Left Side Business Park, face à la future marina près de la gare du Sud.

De nouveaux logements sont prévus à côté de Rive gauche, dans le quartier du triangle : ils sont au nombre d’une soixantaine.

Selon le bourgmestre, Charleroi se fixe l’objectif d’atteindre la moyenne de 600 nouveaux logements chaque année sous la prochaine mandature.