Charleroi

Ce service permet aux usagers de rentrer en taxi chez eux à moindre coût en soirée.


A Charleroi, l'offre de transport public se réduit en soirée. Certaines lignes cessent de fonctionner après 19h30, ce qui entrave les activités d'enseignement ou de formation (cours du soir), l'accès au sport ou à la culture. Le TEC Charleroi étudie avec la ville le projet de mettre en place un service "taxiTEC", comme il a été organisé en 2008 en région namuroise. Puis à Nivelles de 2009 à 2012 où il s'est interrompu après la faillite de la société de taxi conventionnée.

Dans une question écrite, le député wallon Philippe Knaepen (MR) vient d'interroger le ministre de tutelle Carlo Di Antonio (CDH) sur le bilan de ce dispositif. 

"Il s'agit d'offrir une solution de mobilité plus souple à la clientèle." Comment? En mettant des taxis à sa disposition. "Le service fonctionne entre 22h et 00h30, le ticket est vendu au prix de 2,9 euros et le navetteur peut être accompagné. Depuis la mise en route du service, 42.000 tickets ont été utilisés, soit une moyenne annuelle de 4340. Le coût annuel s'élève à 21.000 euros", selon le ministre. "Un ticket permet de transporter jusqu’à quatre personnes. Le TEC Namur-Luxembourg ne dispose d’aucune donnée permettant de connaître le nombre de passagers qui ont réellement été transportés par les TaxiTEC. Les avantages de ce concept sont nombreux: les usagers sont déposés chez eux, pas à un arrêt de bus, pour autant qu'ils habitent dans la couronne namuroise. Chaque usager peut bénéficier de 48 trajets par an, à sa convenance, mais ne peut acheter que quatre tickets par mois. A Namur où des conventions ont été passées avec 13 sociétés, un seul lieu d'embarquement est prévu, à la gare, mais des demandes d'extension sont à l'étude."

A Charleroi, le taxiTEC représente une alternative attractive pour la clientèle des cafés et restaurants, théâtres et cinémas de l'intra-ring. 

A ce stade, le projet est toutefois loin d'aboutir car le TEC devra ensuite négocier avec les sociétés de taxi, selon la directrice commerciale Véronique Benoît. Selon elle, il est peu probable que cela se mette en place en 2018. Il faudra patienter.