Charleroi Ne dites plus château Dobbeleer mais château des Marmots

c'est en effet le nom de la nouvelle crèche d'une capacité de 33 places qui vient d'être aménagée dans l'austère résidence du 19ème siècle située au coeur de Frasnes-lez-Gosselies.

Après le départ de la famille Dobbeleer, le château avait servi de maison de repos. La commune des Bons Villers qui en a fait l'acquisition en a confié la transformation au bureau d'études de l'intercommunale Igretec: le projet qui répond à un déficit de structures d'accueil pour les petits de 0 à 3 ans respecte l'architecture du bâtiment, prolongé par une extension construite en 1980.

La crèche occupe la partie centrale du rez-de-chaussée. Elle est divisée en 2 sections, pour les bébés et les plus grands enfants. Entre les deux, on retrouve les bureaux, la cuisine et des salles polyvalentes. Trois grands axes ont été développés pour rencontrer les besoins: le respect du rythme de chacun qui varie en fonction des âges, la liberté de mouvements et la continuité des soins.

Le château offre un vaste espace extérieur où pourront se développer les activités de plein air. Pour en marquer l'entrée, un auvent en acier laqué noir avec un plafond en bois a été installé en façade. On retrouve ces mêmes matériaux dans le préau situé à l’arrière, qui sert de trait d'union entre les 2 sections de la crèche. Les intérieurs ont été complètement rafraichis: le blanc est la couleur dominante des locaux, avec un revêtement de sol vert pomme pour stimuler l'éveil des petits. Igretec n'en est pas à son premier projet de crèche: l'intercommunale a déjà participé à la conception de sept structures, deux autres sont actuellement à l'étude. Au total, leur capacité dépasse les 300 lits.

"Au fil du temps et des réalisations, nos équipes d’architectes et d’ingénieurs ont affiné leurs connaissances dans ce domaine", explique Benoit Choquet, chargé de com d'Igretec. "A chaque fois, ils répondent avec minutie aux contraintes de sécurité des zones de secours, de l'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) ou encore de l’ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance). La mise en oeuvre du projet s'est étalée sur neuf mois, depuis octobre 2017." 
L'investissement s'élève à 680.000 euros.