Charleroi Leur consommation en diesel a été supérieure de 25 % aux normes annoncées: 31,7 litres aux 100 km.


À Charleroi, les bus hybrides devaient contribuer à réduire l’empreinte écologique des transports en commun, essentiellement sur les lignes urbaines. C’est peu de dire que l’expérience a mal démarré : après cinq mois d’exploitation, la nouvelle flotte a consommé des dizaines de milliers de litres de diesel en plus que prévu.

L’impact budgétaire n’est pas négligeable, "le dépassement est estimé à 38.000 euros entre janvier et fin mai", selon une note interne dont nous avons pu prendre connaissance. Et cela vient en plus du surcoût lié à l’exploitation du matériel, que le plan financier prévisionnel évaluait à un demi-million pour 2018.

Bref, au lieu d’améliorer la qualité de l’air, les hybrides ont surconsommé et rejeté davantage de CO2 et de particules fines.

Explication : "Deux des quatre stations de rechargement électrique ne sont toujours pas installées", selon la directrice commerciale, Véronique Benoît. "Et encore : celle de Châtelet est longtemps restée inaccessible en raison de travaux de voirie, elle est à nouveau opérationnelle depuis peu. Quant aux deux autres encore manquantes, elles seront prêtes pour la rentrée prochaine, ce qui laisse augurer de nettes améliorations pour la fin de l’année." Le président du Tec Gérard Monseux se veut optimiste : "Nous devrions clôturer l’exercice avec un déficit moindre que celui attendu." Au terminus de Gosselies (athénée), le permis d’urbanisme a été délivré, l’installation de la station de recharge sera effectuée en octobre. Ce sera un peu plus rapide pour le pantographe du dépôt de Jumet où il faut adapter la cabine haute tension : tout sera fonctionnel en septembre. "Complémentairement, nous étudions le projet d’équiper deux autres terminus", poursuit Véronique Benoît. À Montignies-sur-Sambre (place) et à Bomerée : on y installerait du matériel initialement destiné au réseau de Namur.

Sept mois et demi après la livraison des premiers bus hybrides, le Tec a réceptionné la totalité de la commande de 55 véhicules. Ils sont désormais tous en exploitation sur le réseau. La flotte a été répartie équitablement entre les gros dépôts : 28 sont basés à Genson à Montignies-sur-Sambre, les 27 autres se trouvent au dépôt de Jumet.