Charleroi L'échevin Eric Goffart envisage de placer une oeuvre d'art dédiée à recevoir ces marques d'affection.

C'est la conseillère Véronique Salvi (cdH) qui a lancé un pavé dans la mare aux amoureux lors du dernier conseil communal. Dans une question écrite à Eric Goffart (cdH également), elle faisait remarquer que la pose de cadenas sur des ponts de grandes villes européennes comme Paris ou Rome posait parfois des problèmes. "Ces cadenas sont symboliquement le gage d'un amour et d'une fidélité entre deux amants et portent les prénoms ou les initiales des amoureux. Depuis juin 2015, Paris a décidé d'en enlever plusieurs centaines de milliers, notamment le Pont des Arts. Ils posaient deux problèmes majeurs: une dégradation durable du patrimoine et un risque pour la sécurité des visiteurs, parisiens et touristes."

"Bien qu'actuellement le nombre de cadenas fixés sur la passerelle semble anecdotique (une cinquantaine à vue d'oeil, NdlR)" , répond l'échevin Goffart, "vos suggestion d'étudier la question est pertinente."

A Marseille, par exemple, un monument a été prévu par les autorités publiques spécifiquement pour que les amoureux viennent y sceller leur cadenas. Véronique Salvi suggère: "la situation à Charleroi n'est certes pas comparable, mais tout peut parfois aller très vite. Ne peut-on pas envisager la création de stèle avec le sigle de Charleroi avec un système identique à celui de Marseille?"

La proposition n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd: Eric Goffart affirme qu'il "proposera lors d'une future discussion budgétaire l'inscription des montants nécessaires à la réalisation d'un concours pour réaliser cette oeuvre d'art. Ce concours devra se mener en concertation avec l'Aménagement urbain et Charleroi Bouwmeester."

Côté bouwmeester justement, on n'a pas encore songé à la question. "Mais je ne sais pas si une oeuvre d'art serait la meilleure solution", dit un Georgios Maillis dubitatif. Il faudra étudier la question. Ce qui est sûr, c'est que si les cadenas doivent changer de place, la Ville devra faire sauter à la pince coupante ceux qui sont déjà placés sur les rambardes de la passerelle de la Sambre.