Charleroi Les liaisons intervillages, dites "lentes" (comprenez: pour piétons et cyclistes, sans véhicule motorisé) sont amenées à prendre une place de plus en plus importantes dans les communes.


Côté gerpinnois, plusieurs avancées ont pu être réalisées, notamment au niveau du RAVeL à Acoz. Et une étape supplémentaire sera franchie cette semaine : à Gerpinnes même, une portion de RAVeL supplémentaire sera ouverte au public ce mercredi soir.

"Vous pourrez apprécier les 70m supplémentaires du Ravel et les trottoirs le long des rues Lucien François et Émile Gérard. Bonne promenade", détaille le bourgmestre Philippe Busine (CDH) sur Facebook en s'adressant aux habitants.

Rues Lucien Francois et Emile Gerard
© D.R.

Par contre, à l'heure actuelle, le RAVeL s'arrête toujours net à la frontière communale entre Acoz (Gerpinnes) et Bouffioulx (Châtelet). Où en est-on de ce côté ?

"On avance", répond la Ville de Châtelet. "L'étude d'Igretec sera bouclée incessamment sous peu: cette étude est obligatoire, pour savoir quelle largeur de sécurité il faut garder à cause des industries qui longent le futur RAVeL"

Un budget de 353.000€ a déjà été prévu, et la Région Wallonne a confirmé qu'elle donnerait des subsides.

"Dès qu'on a l'étude, on peut lancer le marché public." Il faudra alors compter quatre mois pour l'attribuer: la commune de Châtelet risque donc de ne pouvoir lancer le chantier proprement dit qu'après l'hiver, courant 2019.

Apres Acoz, le RAVeL s'arrete net
© van Kasteel

Mais Bouffioulx-Acoz n'est pas la seule "liaison lente" à être dans les cartons: du côté du Bois de Châtelet et du village de Villers-Poterie, un projet pour connecter les lignes RAVeL existantes et les pistes cyclables en cours de réalisation est déjà en train d'être constitué.

"Les rues concernées sont très nombreuses : rue du Dépôt, rue Olivier Gilles, rue Wez Bajole, rue de la Justice, rue de l’Armée Française, rue des Binches, rue des Prêcheurs, rue du Bois de Châtelet. La Ville parvient à couvrir une telle distance car la majorité de ces rues sont déjà techniquement prêtes à accueillir un espace cyclable", précise-t-on côté châtelettain. 

Pour ces futurs aménagements des bordures de route, le "chaînon manquant pour les pistes cyclables", Châtelet met 245.000€ sur la table. "L'espoir, c'est de décrocher un subside en 2018, comme pour la liaison Bouffioulx-Acoz qu'on a décroché en 2017"