Charleroi

Après s'être réjouies début mai d'avoir obtenu gain de cause auprès de la Région wallonne, plusieurs communes du Brabant wallon et du Hainaut qui réclamaient l'enfouissement de la ligne à haute tension Gouy-Oisquercq déchantent ce jeudi. 


Il apparait que la décision prise en recours par le ministre wallon de l'Aménagement du territoire, et qui avait annulé le permis précédemment octroyé par les fonctionnaires délégués de Charleroi et du Brabant wallon, aurait été prise hors délai. Elia Asset peut donc se prévaloir de ce permis pour remplacer la ligne à haute tension sans l'enfouir dans le sol. La SA Elia Asset avait introduit en 2017 une demande de permis d'urbanisme pour démolir puis reconstruire la ligne à haute tension allant de Gouy, en Hainaut, à Oisquercq, en Brabant wallon. Les communes de Courcelles, Seneffe, Nivelles et Ittre avaient remis des avis défavorables parce qu'elles souhaitaient que la nouvelle ligne passe sous la terre. Le permis pour une ligne aérienne avait toutefois été octroyé par les fonctionnaires délégués. Mais en recours, début mai, les communes avaient obtenu gain de cause auprès du ministre Carlo Di Antonio (cdH).

"Quand j'ai appris jeudi matin que la décision du ministre avait été prise hors délai, j'ai fait vérifier l'information par nos services. Et elle est exacte! La conséquence, d'après le CoDT, c'est que le ministre n'était plus compétent, donc sa décision est nulle et non avenue: la décision des fonctionnaires délégués prime. Inutile de dire que nous ne sommes pas contents du tout. En Brabant wallon, après la polémique sur la RN25, c'est le printemps des échecs pour Carlo Di Antonio", a indiqué jeudi après-midi l'échevin nivellois du Développement durable, Pascal Rigot (Ecolo).