Charleroi Les parents de Célia sont révoltés contre l’institut René Thone.


Jeudi soir, Child Focus lançait l’alerte de la disparition de Célia Bellenger originaire de Dinant mais résidente à l’internat de l’institut René Thone de Marchienne-au-Pont. Cet établissement accueille les adolescents souffrant de problèmes mentaux et ayant besoin d’attentions particulières.

Suite à cette alerte, tout le monde était sur le pied de guerre pour retrouver la gamine. Coutumière de fugues, elle avait l’habitude de se rendre à Charleroi et d’y "traîner" sans but ou de prendre le train pour rentrer chez elle à Dinant.

Dans l’après-midi de jeudi, des témoins affirmaient avoir vu la jeune fille l’air perdue près de la gare à Charleroi. Une employée de l’institut l’avait également vue près de la gare et avait essayé de la faire monter dans sa voiture mais Célia s’était débattue puis enfuie à nouveau. Le temps de prévenir l’institut René Thone, l’ado avait encore disparu.

Ce vendredi vers 16 heures la maman de Célia, Sonia, recevait un coup de fil de la police fédérale pour l’avertir que sa fille avait été retrouvée à Charleroi. Si au départ, elle semblait en bonne santé, force était de constater qu’elle était en état de choc. Célia ne voulait parler à personne ni même à sa mère par téléphone.

La jeune fille et sa grande sœur ont été reconduites chez leurs parents à Dinant et sur conseil du parquet de Charleroi la mère conduisait sa plus jeune fille à l’hôpital pour lui faire passer des examens, craignant un viol.

Pour les parents il y a eu des manquements très graves. Ils n’ont été prévenus de la disparition que jeudi soir alors que la jeune fille avait quitté l’institut mardi.

Célia et sa grande sœur Ophélie n’en sont pas à leur première fugue. Pour la mère, "Célia et Ophélie expriment de cette manière le fait qu’elles ne se plaisent pas à Marchienne". La maman atterrée compte bien déposer plainte contre l’établissement.

La mère est aussi sous le choc d’avoir appris que sa fille âgée de seulement 13 ans mais qui a 8 ans d’âge mental avait un "petit ami" âgé de 22 ans.

Bien évidemment, lors des recherches, la police s’était rendue à son domicile afin de le questionner.