Charleroi Le centre de délassement pourra accueillir les écoliers en classe verte.


Pour démocratiser l’accès aux classes vertes et éviter le frein de l’éloignement, l’échevine de l’Enseignement Julie Patte (PS) vient de rédiger une note d’intention dans laquelle elle suggère de faire du centre de délassement de Marcinelle une infrastructure de séjours et de classes de dépaysement en région de Charleroi.

Actuellement pour leurs classes vertes, les écoles doivent sortir de l’entité. Les destinations se trouvent à plusieurs dizaines de kilomètres. Selon l’échevine, des établissements peinent à atteindre le seuil de participation nécessaire car de nombreux parents rechignent à laisser partir leurs enfants loin de la maison, voire même à les faire déloger. "Ce seuil est de 70 % en primaire et 75 % en maternelle : quand il n’est pas atteint, il faut annuler le voyage, ce qui pénalise finalement tout le monde."

À l’orée du bois du Prince qui constitue le poumon vert de Charleroi, le bâtiment principal de l’avenue des Muguets dispose de toutes les commodités nécessaires : dortoirs avec blocs sanitaires, salles modulables, espaces de réunion ou de classe, cuisine de collectivité, grande salle de spectacle. On trouve dans l’immédiate proximité un parcours accrobranche, une piscine en plein air accessible dès le mois de mai, des aires de jeux. Un tas d’activités ludiques et pédagogiques sont possibles.

Des partenaires peuvent même apporter des ressources d’animation, comme l’asbl Charleroi Nature (ChaNa) qui encadre des activités d’éveil à l’environnement et à la biodiversité : elle pourrait prendre en charge les enfants durant leur séjour d’une semaine ou de quelques jours.

En dehors des périodes scolaires, le lieu pourrait servir de base à des camps de vacances ou des stages. Une idée qui doit être validée par le collège communal pour se concrétiser.