Charleroi

Sur le réseau de transport en commun de Charleroi, un voyageur sur quatre, ou presque, utilise le métro. Ce qui représente une fréquentation de près de 8 millions de passagers par an. Même si les changements tarifaires compliquent les comparaisons, on peut considérer que le métro reste globalement sur des chiffres identiques à ceux de 2012.

La ligne qui marche le mieux, c’est celle de Gilly Soleilmont, la M4. En exploitation depuis bientôt deux ans, elle draine jusqu’à plus de 10.000 usagers par jour. Aux heures de pointe, le service est assuré en double rame, soit avec une capacité de transport de 400 personnes debout. Le cadencement est d’un tram toutes les 7 minutes 30. "Les usagers de Fleurus sont de plus en plus nombreux à l’utiliser."

L’antenne ouest vers Fontaine l’Evêque et Anderlues (M1 et M2) est stable. Le rabattement des bus venant de Montigny-le-Tilleul à la station De Cartier à Marchienne lui a permis de progresser de 10 à 15 %, pour atteindre une moyenne de 9.000 passagers par jour. On n’y est pas encore sur l’antenne nord M3 de Gosselies, mais les habitudes commencent à changer doucement et les potentialités existent.

Quant à la boucle centrale, elle voit passer un métro toutes les 4 minutes puisque la circulation est organisée à double sens. On le sait : l’exploitation du réseau de métro léger impacte à la hausse les dépenses de fonctionnement du TEC Charleroi. Le surcoût est de 5,5 millions par an, rappelle le président Gérard Monseux, dont 3 pour la seule ligne de Gosselies. La question du financement a été réglée au printemps.

La bonne nouvelle, c’est que ce complément est désormais intégré au montant de la dotation du TEC à partir de 2014. Pour effectuer sa mission de service public, la société de Charleroi reçoit une enveloppe annuelle de quelque 60 millions. Une vingtaine d’autres millions en recettes permettent de boucler le budget.

Le réseau carolo est-il définitivement figé ? Gérard Monseux se refuse à le penser. Pour lui, une branche supplémentaire de métro doit venir compléter l’offre, c’est l’achèvement de la ligne vers Châtelineau via Montignies-sur-Sambre où le gros œuvre est partiellement fini. Les rails et caténaires sont installés sur la première partie du tronçon, il s’agit d’équiper la seconde, jusque Cora.

Ce sera d’autant plus justifié que le Grand hôpital de Charleroi pense construire sa nouvelle clinique sur le site des Vallées, à 300 mètres de l’endroit où se termine le gros œuvre actuel. Estimation de coût : "On la chiffre à 50 millions", avance le président. Il faudra y ajouter 2 millions récurrents pour l’exploitation.