Charleroi La Carolo a créé “récoltes solidaires” pour distribuer des repas aux réfugiés.

Depuis le mois de septembre, Dolorès a créé le groupe “récoltes solidaires” sur Facebook. En allant aider à Bruxelles lors d’une distribution de vêtements chauds pour les réfugiés, elle a pensé à développer un groupe à Charleroi. Avec quelques bénévoles, elle récolte divers vivres pour préparer un repas à distribuer aux réfugiés installés au parc Maximilien de Bruxelles.

Ils sont à présent 300 bénévoles sur le groupe, venant de partout : Fontaine L’évêque, Nalinnes, Thuin, etc, de tout le grand Charleroi. Il y a trois semaines, le groupe s’est réuni, près d’une centaine de personnes étaient présentes. “Il faut quelqu’un qui lance la 1er démarche et ensuite il y a un mouvement de solidarité qui se forme”, explique Dolorès. Depuis 2 mois, récoltes solidaires est devenue une association de faits, pour que tout soit régularisé. Un compte en banque a été ouvert, où ceux qui le souhaitent, peuvent verser un petit don. “Un euro suffit, c’est 5 bananes, 5 migrants qui pourront manger.”

Récoltes solidaires c’est donc un groupe de citoyens qui désirent aider les migrants de passage en Belgique. Dolorès lance un premier appel à toutes les personnes qui souhaite apporter des vivres : bouteilles d’eau, boîtes de conserve, fruits, biscuits, etc. Pendant plusieurs semaines, les vivres sont récoltés. Ils reçoivent aussi énormément de la part des commerçants de la région qui souhaitent offrir quelque chose. Le matin, avec 6-7 autres bénévoles, ils préparent des barquettes de repas. Un sandwich, un biscuit, une banane, une bouteille d’eau, tout dans un sachet et l’après-midi le groupe part distribuer ces 400 repas aux migrants à Bruxelles.

Pour la première fois, le 24 juin ce sera à Calais que la distribution se fera. Étant donné que les réfugiés sont plus nombreux, récoltes solidaires souhaite donner 1.000 repas. Un challenge qu’ils sont prêts à relever. “On ne se rend pas assez compte de la facilité que l’on a de répondre à nos besoins. Nos difficultés à nous sont futiles, on ne se rend pas compte à quel point ils sont dans le besoin. Ce sont des enfants, qui ont perdu leur famille ou ont dû les quitter, qui sont trackés par la police, qui ne sont pas chez eux.”

L’objectif pour Dolorès est d’aider les migrants et de donner la possibilité à tous d’y mettre la main. “C’est un partage citoyen. L’idée n’est pas de sauver les réfugiés mais de leur venir en aide de façon citoyenne.”